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La Pologne tente de faire sortir des journalistes blessés de la Syrie

27/02/2012 05:14 EST | Actualisé 28/04/2012 05:12 EDT

VARSOVIE, Pologne - Des diplomates polonais tentent de faire sortir des journalistes occidentaux blessés de la ville syrienne de Homs, et de rapatrier les corps d'une journaliste américaine et d'un photographe français, a indiqué lundi le ministère des Affaires étrangères de Pologne.

Également lundi, le président français Nicolas Sarkozy a dit croire que les deux membres des médias tués avaient été «assassinés» et que le président syrien Bachar el-Assad devait partir.

Plus tôt ce mois-ci, l'ambassade de Pologne à Damas avait pris la responsabilité de représenter les intérêts américains en Syrie, après que Washington eut fermé ses bureaux au pays en guise de sanctions contre l'escalade de la violence.

Le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères, Marcin Bosacki, a affirmé à l'Associated Press que l'ambassade de Pologne coopérait avec les diplomates américains, britanniques et français ainsi qu'avec les autorités syriennes dans le but d'«obtenir le retour des journalistes occidentaux de la ville de Homs» et de rapatrier les corps de l'Américaine Marie Colvin et du Français Rémi Ochlik.

Marie Colvin, âgée de 56 ans, correspondante américaine d'expérience du Sunday Times de Londres, et Rémi Ochlik, photojournaliste français âgé de 28 ans, sont morts mercredi dernier dans une attaque à la roquette dans la ville assiégée de Homs.

M. Bosacki a qualifié la situation de «compliquée» et dit ne pas pouvoir donner plus de détails.

Deux autres journalistes, la française Édith Bouvier du Figaro et le photographe britannique Paul Conroy du Sunday Times, ont été blessés dans l'attaque. Les deux reporters ont demandé de l'aide pour pouvoir sortir de Homs, une ville devenue le centre de la révolte contre le régime Assad et assiégée depuis près d'un mois.

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