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Affaire Pickton: les policiers sont pointés du doigt par une militante

27/02/2012 05:18 EST | Actualisé 28/04/2012 05:12 EDT
CP

VANCOUVER - Une défenseure des droits des travailleuses du sexe de Vancouver soutient qu'une campagne répressive contre la prostitution menée par les policiers à la fin des années 1980 a placé les femmes en situation de haut risque d'être traquées par des tueurs en série.

Jamie Lee Hamilton a affirmé, devant les membres de la commission d'enquête qui se penche sur les cas des femmes disparues dans la région, que les policiers avaient forcé les femmes à travailler dans des coins sombres du quartier «chaud» de Downtown Eastside, où les clients étaient souvent plus dangereux.

Elle a contredit un témoignage livré la semaine dernière par l'ancien chef du Service de police de Vancouver Terry Blythe, qui déclarait que les policiers soutenaient le centre d'aide qu'elle dirigeait.

Si cela avait été vrai, a dit Jamie Lee Hamilton, les autorités policières n'auraient pas fermé le centre d'aide Grandma's House pendant que Robert Pickton errait dans les rues de Vancouver à la recherche de sa prochaine victime.

L'ancienne travailleuse du sexe a lancé lundi que si les policiers avaient essayé de rendre la situation plus dangereuse pour les femmes, ils pouvaient dire mission accomplie.

La commission d'enquête tente de déterminer pourquoi les policiers ont mis autant de temps à épingler Pickton.