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NPD: les candidats à la succession de Jack Layton s'affrontent à Winnipeg

26/02/2012 06:22 EST | Actualisé 27/04/2012 05:12 EDT

WINNIPEG - Les sept candidats à la succession de Jack Layton à la tête du Nouveau Parti démocratique (NPD) affirment que la formation politique doit mieux faire dans l'Ouest du Canada si elle désire former le prochain gouvernement.

Au cours d'un débat à Winnipeg, dimanche, les candidats ont reconnu que le NPD doit se doit d'augmenter le nombre de sièges — actuellement de trois — qu'il détient dans les Prairies.

Selon Thomas Mulcair, le parti a beau avoir des racines profondes dans la région et y être essentiellement né, ce n'est pas suffisant.

«Ici, dans les Prairies, nous avons les racines les plus profondes, mais très peu d'arbres», a-t-il dit.

Au Québec, a noté M. Mulcair, la situation serait inversée, puisque le parti y compte de nombreux arbres aux racines faibles qui peuvent être arrachées en cas de forts vents. La seule façon, pour le NPD, de bâtir sur le succès des dernières élections, a continué M. Mulcair, est de conserver les sièges québécois et de convaincre les habitants de l'Ouest du pays que le NPD est capable de «bien gérer l'État».

La majeure partie du NPD est encore «ancrée dans le passé» et doit se concentrer sur les Prairies, certainement de la même façon que les organisateurs du parti se sont concentrés sur le Québec au cours des six dernières années, a ajouté l'ancien lieutenant québécois de Jack Layton.

«Nous ne vaincrons pas Stephen Harper avec un slogan», a lancé M. Mulcair.

De son côté, Niki Ashton, une élue du Manitoba, a affirmé que le premier ministre Stephen Harper tient les électeurs des Prairies pour acquis.

Paul Dewar a également souligné que sur la scène provinciale, le NPD a remporté plusieurs élections au Manitoba et que les néo-démocrates fédéraux devraient s'inspirer de ce succès.

Brian Topp a quant à lui rappelé que le NPD était arrivé en deuxième position dans plusieurs circonscriptions des Prairies lors du scrutin du 2 mai dernier, ce qui devrait donner au parti une base pour l'emporter la prochaine fois.

Le débat précédent, qui a eu lieu à Québec, il y a deux semaines, s'était déroulé majoritairement en français. Quelques candidats avaient eu de la difficulté à s'imposer dans la langue de Molière.

Les néo-démocrates choisiront leur nouveau leader le 24 mars prochain. Brian Topp, Thomas Mulcair, Paul Dewar, Niki Ashton, Nathan Cullen, Peggy Nash et Martin Singh se font la lutte.

Entre-temps, une élection partielle se tiendra le 19 mars dans la circonscription de Toronto-Danforth, pour combler le siège laissé vacant par Jack Layton, décédé en août dernier.

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