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Un suprématiste Blanc est reconnu coupable en Arizona, aux États-Unis

25/02/2012 08:11 EST | Actualisé 26/04/2012 05:12 EDT

PHOENIX, États-Unis - Un suprématiste Blanc a été reconnu coupable d'une attaque à la bombe survenue en 2004, lors de laquelle un responsable municipal Noir avait été blessé en banlieue de Phoenix, en Arizona, mais son frère jumeau a été acquitté.

Un jury fédéral n'a finalement pas reconnu Dennis Mahon coupable d'un crime haineux, vendredi.

Les deux jumeaux âgés de 61 ans, originaires de l'Illinois, subissaient leur procès depuis six semaines, durant lequel la victime de l'attaque et une informatrice travaillant pour le gouvernement ont livré de troublants témoignages.

Le jury a trouvé Dennis Mahon coupable de trois accusations liées à l'attaque à la bombe, mais a reconnu non coupable son frère Daniel, lui aussi suprématiste Blanc. Ce dernier était accusé de conspiration en vue d'endommager des bâtiments et des biens à l'aide d'explosifs.

Le verdict survient pratiquement huit ans après l'attaque, survenue le 26 février 2004. L'explosion avait blessé Don Logan, un Noir qui était alors directeur de la diversité ethnique de la ville de Scottsdale. M. Logan a été hospitalisé pendant trois jours et a eu besoin de quatre opérations à une main et à un bras. L'attaque a également blessé une secrétaire.

Lors du procès, les procureurs ont affirmé que les frères Mahon avaient attaqué M. Logan au nom d'un groupe appelé White Aryan Resistance, qui, disent-ils, encourage ses membres à agir tels des «loups solitaires» et commettre des actes violents contre les non Blancs et le gouvernement.

Les avocats de la défense ont vivement critiqué l'emploi de Rebecca Williams, une femme de 41 ans, comme informatrice, lui donnant le nom de «Mata Hari de terrain à roulottes», une référence à la danseuse exotique néerlandaise qui a été reconnue coupable d'espionnage au profit de l'Allemagne lors de la Première Guerre mondiale.

Dennis Mahon a été reconnu coupable de conspiration en vue d'endommager des bâtiments et des biens à l'aide d'explosifs, de dommages malveillants à un bâtiment à l'aide d'explosifs, ainsi que la distribution d'information en lien avec des explosifs. Il risque une peine variant entre sept et 100 années de prison lors de l'audience de détermination de la peine, le 22 mai.

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