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Procès de Berlusconi pour corruption: le tribunal juge les faits prescrits

25/02/2012 09:13 EST | Actualisé 26/04/2012 05:12 EDT

MILAN - Un tribunal de Milan a jugé samedi que les faits de corruption dont Silvio Berlusconi était accusé dans l'affaire David Mills étaient prescrits. C'est une nouvelle victoire pour l'ancien président du conseil italien, impliqué dans une longue série d'affaires judiciaires.

Le magnat des médias n'était pas présent samedi au tribunal pour entendre la décision des trois juges, qui ont rendu leur jugement après environ deux heures de délibération.

Silvio Berlusconi a nié avoir enfreint la loi. Il était accusé d'avoir versé une importante somme d'argent à l'avocat britannique David Mills pour qu'il mente à la justice lors de deux procès dans les années 90 et protège l'homme politique italien et sa holding Fininvest. Les avocats de l'ancien chef du gouvernement âgé de 75 ans avaient réclamé l'abandon des poursuites, estimant les faits prescrits.

"C'est un premier résultat, et il n'est pas sans importance", a commenté l'un des avocats de Berlusconi, Niccolo Ghedini. Toutefois, a-t-il ajouté, la défense du "Cavaliere" souhaitait qu'un acquittement soit prononcé. "Nous aurions préféré" que les magistrats "jugent qu'aucun crime n'a été commis", a ajouté Me Ghedini.

"Inutile de faire des commentaires", a de son côté lâché le procureur Fabio De Pasquale, qui avait requis une peine de cinq ans d'emprisonnement.

Contesté par la rue italienne, les marchés financiers et dirigeants européens, Silvio Berlusconi a démissionné en novembre 2011, après avoir perdu sa majorité absolue à la Chambre des députés sur un vote de routine. Il s'était engagé à partir après l'adoption définitive par le Parlement des réformes réclamées à l'Italie pour apaiser les marchés et tenter d'endiguer la crise de la dette.

Silvio Berlusconi n'en a pas fini la justice et est notamment jugé à Milan dans la retentissante affaire Ruby. Il est accusé d'avoir eu des relations sexuelles tarifées avec une mineure, mais aussi d'abus de pouvoir en tentant d'étouffer l'affaire.

S'il était reconnu coupable et finalement condamné en appel, Berlusconi serait à tout jamais interdit de postuler à une autre fonction publique. Mais il a d'ores et déjà dit qu'il ne comptait pas se représenter, même si rares sont ceux qui arrivent à l'imaginer en paisible retraité.

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