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L'homme qui a tiré sur Reagan veut être autre chose qu'un meurtrier en devenir

25/02/2012 07:06 EST | Actualisé 26/04/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - L'homme qui a tenté d'assassiner le président Ronald Reagan il y a plus de 30 ans affirme vouloir être perçu autrement que comme un meurtrier en devenir.

John Hinckley a tenu ces propos devant un médecin d'un hôpital psychiatrique de Washington, qui l'a interrogé au cours de la dernière année. La déclaration de Hinckley, de même que d'autres éléments d'informations à propos de sa vie, figurent parmi les centaines de pages de documents préparés pour les audiences de la cour sur son cas.

Hinckley, qui a blessé par balles M. Reagan en 1981, tente d'obtenir davantage de liberté de l'hôpital où il est traité. Il a reçu la permission de visiter sa mère à Williamsburg, en Virginie, et ce pour une période pouvant aller jusqu'à dix jours. Les avocats du gouvernement estiment que ses séjours ne devraient pas dépasser les dix jours.

Un jury avait déclaré que Hinckley était déséquilibré lorsqu'il a fait feu sur le président Reagan, dans une tentative d'impressionner l'actrice Jodie Foster. Il a passé plus de trente ans à l'hôpital St. Elizabeth, à Washington. Au cours des dernières années, ses médecins ont indiqué que sa maladie mentale était sur la voie du rétablissement.

Hinckley a soutenu que s'il pensait toujours à l'actrice, c'était seulement pour se questionner sur son comportement. Il a affirmé ne pas savoir ce qui l'avait incité à vouloir l'impressionner d'une telle façon, avançant lui-même qu'il avait probablement été «très fou».

Plusieurs audiences ont eu lieu ce mois-ci dans cette affaire, et un juge a mentionné que son arrêt devrait être rendu en avril ou en mai.

Des documents de la cour incluaient des rapports de trois médecins s'étant entretenus avec Hinckley dans la dernière année. Deux d'entre eux témoignaient pour le gouvernement, tandis que le troisième était un témoin de la défense.

Un médecin a notamment rapporté que Hinckley aimerait être étiqueté autrement que comme meurtrier en puissance, alors que l'homme regrette de ne pas pouvoir exposer ni vendre ses tableaux qu'il a peints.

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