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Un trésor de 17 tonnes de pièces d'argent rendu à l'Espagne

24/02/2012 01:25 EST | Actualisé 25/04/2012 05:12 EDT

TAMPA, États-Unis - Un fabuleux trésor de 17 tonnes de pièces d'argent, découvert en 2007 dans l'épave d'un galion espagnol datant du XIXe siècle, devait quitter la Floride pour l'Espagne vendredi, à l'issue d'une longue bataille judiciaire entre le gouvernement espagnol et l'entreprise qui l'a découvert.

Deux avions de l'armée espagnole devaient quitter la base militaire de Tampa, en Floride, en emportant les 594 000 pièces et autres artefacts, en or pour certains, récupérés dans l'épave du navire coulé par la marine britannique en 1804 au large du Portugal, alors qu'il revenait d'Amérique du Sud.

Les collectionneurs ont estimé que le trésor pourrait valoir jusqu'à 500 millions $.

L'Espagne a récemment obtenu gain de cause contre la société Odyssey Marine Exploration, de Tampa, en Floride, qui avait localisé et exploré l'épave de ce qui serait le «Nuestra Senora de las Mercedes», même si l'identité du galion n'a pas été établie avec certitude. Le gouvernement de Madrid a exigé que l'opération de retour se déroule sous très haute sécurité.

Le gouvernement péruvien a déposé, jeudi, un appel de la dernière chance auprès de la Cour suprême des États-Unis pour revendiquer la propriété du trésor, au motif que les pièces ont été frappées au Pérou, qui faisait à l'époque partie de l'empire espagnol. Mais le Pérou n'a pas obtenu de réponse dans l'immédiat.

Les tribunaux américains ont déjà rejeté la demande de descendants des commerçants péruviens auxquels auraient appartenu les pièces du galion.

Quant à la société Odyssey, qui utilise un sous-marin télécommandé pour explorer les profondeurs maritimes, elle ne devrait recevoir aucune compensation pour les 2,6 millions $ qu'elle dit avoir dépensés pour remonter le trésor, le gouvernement espagnol faisant valoir qu'elle n'aurait pas dû réaliser cette opération.

Le ministère espagnol de la Culture a déclaré que les pièces seraient exposées dans des musées. Il a exclu de les vendre pour alléger la dette de l'Espagne, confrontée à une grave crise économique.

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