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Le slopestyle pourrait être l'affaire des Canadiens aux Jeux de Sotchi

24/02/2012 05:59 EST | Actualisé 25/04/2012 05:12 EDT

STONEHAM, Qc - Le slopestyle, une discipline qui a la cote chez les jeunes, se retrouvera sous les feux des projecteurs pour ses débuts aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014 et ce ne sont pas les planchistes québécois qui vont s'en plaindre.

Malgré l'absence d'installations dans l'Est du pays, le Québec est une véritable pépinière de talents et les succès de Sébastien Toutant n'y sont pas étranger.

«Seb, c’est une idole pour plusieurs jeunes et même, pour nous, c’est stimulant d’avoir un Québécois comme lui qui brille sur la scène internationale, a mentionné le 'rider' Julien Beaulieu, en parlant du médaillé d'argent des récents Championnats du monde comptant pour le circuit professionnel TTR. Si le Québec est reconnu en slopestyle, c’est principalement grâce à lui. C’est un innovateur dans les trucs qu’il fait.»

L'entraîneur de l'équipe du Québec de surf des neiges, Yves Martineau, est d'ailleurs d'avis que les Canadiens dominent actuellement la discipline sur la scène internationale.

«Les résultats des ­dernières années aux X Games le démontrent clairement, a-t-il rappelé. Il y a une vingtaine de Canadiens de très bon calibre à l’échelle internationale. Nous sommes le pays avec le plus de profondeur.»

Beaulieu, de Lac-Beauport, et Antoine Truchon, de Ste-Adèle, figurent parmi ces jeunes riders qui ambitionnent de se tailler une place au sein de l'équipe olympique canadienne de 2014.

Et ils entendent profiter de la Coupe du monde disputée à Stoneham, dimanche, pour se mettre en évidence. D'autant plus que Toutant et Mark McMorris, les têtes d'affiche de l'équipe canadienne, ont fait l'impasse sur l'épreuve.

«Comme le calibre est relevé, le minimum que je vise, c'est une participation aux finales, a confié Beaulieu, âgé de 21 ans, à l'issue de son entraînement vendredi après-midi. Mais une fois en finale, on y va pour tout ou rien.»

«Mon objectif ici est de faire de mon mieux», a pour sa part commenté Truchon, âgé de 21 ans, qui n'a toutefois pas caché qu'un podium est envisageable. «Le parcours à Stoneham n'est pas spécialement difficile.»

Les deux athlètes sont conscients que l'épreuve de dimanche, le seul slopestyle comptant pour la Coupe du monde FIS cette saison, est importante puisqu'elle servira à établir le classement canadien en vue de la composition de l'équipe nationale pour l'an prochain.

«C'est sûr que j'aimerais faire partie de l'équipe nationale la saison prochaine», a reconnu Beaulieu.

Un spectacle

Le slopestyle est une discipline jugée qui origine des sports de rue. Il combine sauts et obstacles sur un parcours combiné de modules ressemblant à ceux que l'on retrouve dans les parcs. Les compétiteurs sont évalués sur l'amplitude, l'originalité et la qualité des figures présentées.

Au moment d'inclure le slopestyle au programme olympique — aussi bien en surf des neiges qu'en ski —, le président du CIO, Jacques Rogge, avait déclaré que ces épreuves «offrent un spectacle unique et sont d'un grand intérêt pour les jeunes.»

Mais qu'est-ce qui en fait un sport si populaire auprès des jeunes?

«Au départ le slopestyle a été développé non pas par une fédération mais par des jeunes motivés qui voulaient faire un sport et avoir du fun, a expliqué Truchon, qui s'est initié à la planche à la station Avila, dans les Laurentides. Par la suite, ça pris de l'ampleur quand les compagnies ont décidé d’en faire des compétitions d’envergure.»

«C'est un sport spectaculaire à regarder, a ajouté Beaulieu, qui l'a pratiqué jusqu'à l'âge de 17 ans sans entraîneur. Il y aussi le fait qu'il est présenté aux X Games, un événement que les jeunes suivent beaucoup.»

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