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Le régime OMERS clôture 2011 avec un actif sans précédent de 55,1 milliards $

24/02/2012 11:02 EST | Actualisé 25/04/2012 05:12 EDT

TORONTO - OMERS, le régime de retraite des employés municipaux de l'Ontario, a indiqué vendredi que son déficit de capitalisation avait progressé de près de trois milliards $ l'an dernier, alors que son effectif vieillit et prend sa retraite.

Le régime de retraite d'environ 420 000 personnes a affiché un actif net de 55,1 milliards $ à la fin de l'année 2011. Cependant, le niveau des prestations versées aux retraités a surpassé de loin les contributions reçues et le rendement de ses investissements.

Le déficit de capitalisation s'est élevé à 7,3 milliards $, comparativement à 4,5 milliards $ lors de l'année 2010.

«Comme pour de nombreux autres régimes de retraite, le niveau du déficit de capitalisation d'OMERS est surtout attribuable aux répercussions durables du ralentissement économique mondial de 2008 et à l'accroissement du passif actuariel en raison des changements démographiques propres au régime», a affirmé dans un communiqué le chef de la direction financière d'OMERS, Patrick Crowley.

Ce déficit s'explique par le nombre de plus en plus grand de baby-boomers qui prennent leur retraite, ce qui augmente le montant des prestations de retraite que doit verser OMERS, alors qu'un moins grand nombre de travailleurs continuent de faire des contributions au régime de retraite.

C'est un problème qui touche les régimes de retraite à travers le Canada et le monde. Tant les gouvernements canadien que provinciaux sont à la recherche de solutions pour réduire le fardeau des prestations de retraite sur les coffres publics.

Le gouvernement de l'Ontario, aux prises avec un déficit de 16 milliards $, a publié la semaine dernière un rapport dans lequel l'économiste Don Drummond énonce 362 recommandations pour réduire les dépenses, incluant une réduction des prestations de retraite pour les enseignants, les infirmières et les autres fonctionnaires.

Selon le rapport, les prestations de retraite du secteur public coûteront quelque trois milliards $ au gouvernement en 2012-13, avant de grimper à 4,2 milliards $ d'ici 2017-18.

M. Drummond a recommandé que le gouvernement de l'Ontario réduise les prestations de retraite plutôt que d'augmenter les taux de contributions que les employés actuels doivent débourser. Il estime en outre que le gouvernement devrait réduire l'indexation à l'inflation, les prestations pour les retraites hâtives et les paiements forfaitaires versés aux enseignants lorsqu'ils prennent leur retraite.

Pendant que se poursuit le débat au sujet de l'âge minimal pour obtenir les pensions de vieillesse — le gouvernement Harper jongle avec l'idée de le faire passer de 65 à 67 ans — les compagnies sont elles aussi aux prises avec des déficits liés aux récentes pertes sur les marchés boursiers et aux faibles taux d'intérêt.

OMERS détenait environ 12 milliards $ de plus en actifs à la fin de 2011 que depuis la crise mondiale du crédit de 2008, qui a pratiquement effacé la valeur de certains investissements, faisant chuter du même coup le niveau du régime de retraite.

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