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Le jeune de 17 ans Samuel Piette se pointe déjà avec l'équipe canadienne senior

24/02/2012 03:26 EST | Actualisé 25/04/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - La sélection du milieu de terrain québécois de 17 ans Samuel Piette au sein de l'équipe canadienne senior s'est avérée une surprise pour bien des gens — y compris le principal intéressé.

Cette surprise, la plupart des observateurs de la scène du soccer canadien et québécois l'ont vécue jeudi, quand Stephan Hart a fait connaître sa formation de 17 joueurs en vue du match amical que le Canada disputera à l'Arménie, le 29 février prochain à Chypre.

Pour Piette, qui évolue depuis deux ans au sein du programme de développement du FC Metz, en France, l'effet de surprise est plutôt survenu il y a trois semaines.

«J'ai reçu un courriel du gérant de l'équipe canadienne, Morgan Quarry, me demandant si j'étais intéressé à me joindre à l'équipe pour ce match-là. Et que si c'était le cas, que l'équipe demanderait à mon club de me libérer», a raconté Piette, vendredi, lors d'un entretien téléphonique depuis Metz. «Je ne m'attendais vraiment pas à ça. Mais j'ai dit bien sûr, que ça m'intéressait.»

L'un des meilleurs joueurs du Canada à la récente Coupe du monde U-17, Piette croit que c'est sa bonne prestation au camp d'entraînement de la sélection canadienne U-20, en décembre dernier en Floride, qui lui a valu cette invitation chez les seniors. Hart y était.

«Je le prends comme une preuve que je m'en vais dans la bonne direction, comme une récompense pour le travail que j'ai fait jusqu'ici», a affirmé Piette.

Voilà une impression qu'a impliciment confirmée Sean Fleming, l'entraîneur de l'équipe canadienne U-17, en décrivant les qualités du jeune adolescent issu du FC Boisbriand.

«Il a très bien fait à la Coupe du monde U-17 et la FIFA l'a qualifié d'un des meilleurs joueurs du Canada pendant ce tournoi, a indiqué Fleming en entrevue téléphonique. Samuel sait jouer à l'intérieur de son potentiel, comme le font les meilleurs joueurs, car il sait quels sont ses meilleurs atouts et quelles sont, peut-être, ses moins bonnes qualités. Il joue avec intelligence, ce qui le rend très efficace sur le terrain. Il a d'excellentes habitudes de travail, une technique fantastique et sa prise de décision est très bonne, avec ou sans le ballon.»

Hart a reconnu, jeudi en conférence téléphonique, qu'il avait eu de la difficulté à rassembler une équipe pour le match contre l'Arménie, parce que plusieurs joueurs titulaires n'étaient pas disponibles. D'où l'invitation lancée à Piette au lieu des Québécois habituels comme Patrice Bernier et André Hainault — tous deux en plein camp d'entraînement avec leur club respectif de la MLS, Montréal et Houston —, ou Olivier Occéan — qui se retrouve présentement en demi-finale de coupe en Allemagne. Mais Piette ne se voit pas du tout comme un bouche-trou.

«Il m'a quand même choisi au lieu d'un autre», a-t-il souligné.

Piette reste néanmoins réaliste. Même si Hart aura à composer avec une équipe «B», l'ancien des Lionceaux de Le Gardeur ne s'attend pas à jouer. Du moins, pas au sein du onze partant.

«Déjà, si je pouvais rentrer dans le match avec quelques minutes à disputer et obtenir l'occasion de faire quelque chose de bon, ce serait formidable, a-t-il avancé. Mais déjà, le simple fait de vivre l'expérience avec l'équipe va être bénéfique.»

Cette expérience pourra servir de tonique pour la confiance de Piette, qui aura droit à des essais avec trois clubs en Allemagne au début du mois de mars.

Il participera ensuite au camp de sélection de l'équipe olympique, du 13 au 20 mars. Il espérera alors être retenu parmi les 20 joueurs de moins de 23 ans que l'entraîneur Tony Fonseca choisira en vue du tournoi de qualification pour les JO de Londres. Celui-ci aura lieu du 22 mars au 2 avril, à Nashville, au Tennessee.

Fonseca assistera d'ailleurs au match entre le Canada et l'Arménie.

Reste que le niveau de confiance de Piette, qui s'est lancé dans l'aventure européenne à Metz à l'âge de seulement 15 ans, est déjà très élevé.

«Samuel est effectivement très fort mentalement, a reconnu Fleming. Il a été l'un des capitaines de notre équipe à la Coupe du monde et c'était mérité, parce qu'il était tout naturellement un modèle pour les autres joueurs, à cause de son engagement. Au Mondial comme lors des qualifications CONCACAF avant, il ne s'est jamais senti intimidé malgré le contexte. Il souriait et riait avant les matchs, et sur le terrain il jouait simplement son jeu. Et tout ça, c'est parce qu'il aime tellement jouer au football.»

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