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La date-limite des échanges a un impact sur la vie personnelle des joueurs

24/02/2012 04:08 EST | Actualisé 25/04/2012 05:12 EDT

TORONTO - David Steckel pensait qu'il allait y échapper.

Un marché des échanges fort occupé s'est clos une fois l'heure-limite venue, la saison dernière, sans que son nom ne soit mentionné dans les nombreuses rumeurs véhiculées par tous et chacun. Il a conclu qu'il allait rester à Washington.

Puis le téléphone a sonné.

«Ç'a été le surprise complète pour moi, a indiqué Steckel, maintenant un membre des Maple Leafs de Toronto. Je ne l'ai appris que vers 15h30 alors que ça s'était terminé à 15h, alors c'est évident que ça s'est conclu à la dernière minute. Quand j'ai reçu l'appel de mon agent, j'ai pensé, 'Hé, je n'ai pas été échangé'.

«Et puis il me dit, 'Oui, tu l'as été'.»

La transaction n'a pas été la plus marquante d'une journée qui en a compté 16. Steckel a été échangé aux Devils du New Jersey en compagnie d'un choix de deuxième tour, en retour de Jason Arnott.

Le transfert a toutefois eu un impact sur le plan personnel. Sa conjointe, Diondra, était alors enceinte — ils sont depuis ce temps devenus les parents d'une petite fille — et soudainement, il se retrouvait confronté à un avenir incertain, loin du seul club de la LNH pour lequel il ait jamais évolué.

Ce n'est là rien d'exceptionnel pour un joueur de la LNH. C'est pourquoi ils seront plusieurs à ressentir un peu de nervosité d'ici la date-limite de lundi.

«Évidemment, si tu es quelqu'un qui aime avoir le contrôle de ta vie, ce sera probablement plus difficile que si tu es quelqu'un qui se laisse bercer par la vague», a affirmé Steckel.

Derrière portes closes, les joueurs suivent le cours des choses aussi attentivement que les amateurs. La majorité d'entre eux garderont un oeil sur les émissions de télé en direct et plusieurs suivront aussi les nouvelles annoncées sur Twitter.

«J'aime bien regarder ça, a reconnu l'attaquant des Flames de Calgary Tim Jackman. C'est toujours amusant de voir ce que les équipes font, comment elles essaient de s'améliorer.»

La frénésie menant à la date-limite des transactions a atteint des sommets depuis le lock-out. L'introduction d'un plafond salarial fait en sorte qu'il est devenu plus difficile pour les directeurs généraux de bouger à d'autres moments de la campagne. Les marchés sont donc davantage regroupés à ce moment-ci de l'année.

Dans plusieurs villes, les spéculations ont commencé au début du mois de janvier. Des équipes ont été identifiées comme étant des vendeuses ou des acheteuses, pour ensuite changer d'étiquette au fil des séquences gagnantes ou perdantes.

«Je crois que par moments, c'est un peu trop», a reconnu le défenseur du Canadien Chris Campoli, qui se retrouve parmi les joueurs au centre des nombreuses rumeurs.

Il y a un an, Campoli était un membre des Sénateurs d'Ottawa à l'approche de la date-limite. À la fin de la journée, il avait été échangé à Chicago — un pacte dont il a initialement entendu parler à la télé.

«Il n'y a aucun autre domaine où tu apprends les choses de cette manière, a noté Campoli. Mais c'est la nature du sport et j'imagine que ça fait partie du jeu. Il faut accepter cet aspect du métier, et mes nombreuses années d'expérience m'ont aidé à réaliser que ce sont les affaires.»

La nervosité des prochains jours va amener plusieurs joueurs à chercher à se distraire par toutes sortes de moyens.

«Si tu commences à suivre tout ce qui s'écrit sur Internet et ce qui se dit dans les médias, tu vas devenir fou», a affirmé le défenseur des Jets de Winnipeg Mark Stuart.

L'aspect positif de la date-limite des échanges? Toutes les spéculations cesseront une fois celle-ci passée.

Jusqu'à l'année prochaine du moins.

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