Google et vie privée: la commissaire à la protection de la vie privée s'inquiète

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La commissaire à la protection de la vie privée du Canada encourage «fortement» Google à clarifier une nouvelle politique qui consiste à lier les données personnelles des utilisateurs d'un service à un autre. (AFP) | AFP/Getty Images

OTTAWA - La commissaire à la protection de la vie privée du Canada encourage «fortement» Google à clarifier une nouvelle politique qui consiste à lier les données personnelles des utilisateurs d'un service à un autre. Cette nouvelle pratique, fait valoir Jennifer Stoddart, pourrait indisposer certains clients.

Dans une lettre adressée à Google, Mme Stoddart fait part de ses préoccupations au sujet du projet de l'entreprise, qui souhaite consolider les dizaines de politiques sur la vie privée qui s'appliquent à ses divers services afin de les regrouper sous une politique unique à compter du 1er mars.

Selon l'interprétation qu'en fait la commissaire dans la missive rendue publique vendredi, Google regrouperait toutes les données de ses utilisateurs lorsque leur compte Google est ouvert et qu'ils utilisent plusieurs services, comme Picasa et Gmail .

Auparavant, plaide Mme Stoddart, l'historique de recherche des utilisateurs — qui peut parfois être «très sensible» — ne servait pas à améliorer les résultats de recherche sur des sites comme You Tube.

Ce serait désormais le cas, d'après la commissaire, qui invite donc Google à préciser à ses utilisateurs qu'ils peuvent créer des comptes distincts si cette nouvelle politique leur déplaît.

Elle souligne qu'elle travaille depuis longtemps à améliorer et à simplifier les politiques sur la vie privée, et que le comportement de Google à cet égard a été satisfaisant dans le passé.

Jennifer Stoddart a déjà demandé à Google de rectifier le tir dans le passé. Une enquête menée par son bureau avait permis de déterminer qu'en mettant sur pied son service de cartographie Street View, le moteur de recherche avait violé les lois canadiennes en matière de vie privée en recueillant involontairement des informations personnelles à partir de réseaux sans fil non sécurisés.

En juin, la commissaire s'était montrée satisfaite des correctifs apportés par Google.