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Colombie-Britannique: les autochtones s'opposent au passage des superpétroliers

24/02/2012 03:54 EST | Actualisé 25/04/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - Les Premières Nations qui résident le long de la côte nord et centrale de la Colombie-Britannique dénoncent la décision de Transports Canada d'autoriser la présence de superpétroliers dans les passages marins dangereux de la province.

Un représentant autochtone, Art Sterritt, estime que cette décision du ministère ne tient pas compte de facteurs comme les intempéries, l'erreur humaine et l'étroitesse des passages eux-mêmes.

Transports Canada a remis jeudi son rapport au comité qui étudie la proposition de 5,5 milliards $ de la société Enbridge, qui veut expédier du brut albertain vers la côte ouest par voie de pipeline avant de l'exporter vers l'Asie à bord de superpétroliers qui en prendraient livraison à Kitimat.

Le rapport n'identifie aucun problème réglementaire et rappelle que tout projet comporte sa part de risques résiduels.

M. Sterritt qualifie le tout d'«illogique» et de «stupéfiant» puisqu'une étude récemment complétée par les Premières Nations de la côte a déterminé qu'une marée noire pourrait provoquer des dommages de plus de 23 milliards $, causant des ravages à l'économie, l'environnement et la culture.

Enbridge (TSX:ENB) affirme que le pipeline générera des emplois et stimulera le développement économique du nord de la Colombie-Britannique, mais les détracteurs du projet estiment que les risques sont trop élevés. Ils comptent se faire entendre lors des audiences qui auront lieu en Colombie-Britannique et en Alberta d'ici 2013.

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