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Le gouvernement libéral ontarien refuse de hausser les salaires des médecins

23/02/2012 04:16 EST | Actualisé 24/04/2012 05:12 EDT

TORONTO - Le premier ministre Dalton McGuinty envoie un message fort aux médecins ontariens pour leur indiquer qu'ils n'obtiendront pas d'augmentation de salaire, alors que son gouvernement peine à éliminer son déficit.

Les libéraux ont clairement signifié, lors de la campagne électorale de l'automne dernier, qu'ils n'accorderaient par d'augmentations aux médecins, a dit jeudi M. McGuinty, alors que les négociations débutent à propos du renouvellement des conventions collectives.

Les médecins ontariens sont d'ailleurs «relativement bien payés» comparativement à leurs homologues à travers le pays, a-t-il ajouté, et l'argent ainsi dégagé pourrait être utilisé pour financer d'autres aspects du système de santé, comme la vaccination ou les soins à domicile.

L'Ontario Medical Association, qui représente les médecins de la province, a qualifié les commentaires de «décevants».

Le gouvernement ne peut pas s'attribuer le mérite des succès dans le système de santé, comme la réduction des files d'attente, pour ensuite se détourner et suggérer que les médecins qui offrent les services n'apportent aucune valeur supplémentaire aux patients, a déclaré l'organisation.

Le premier ministre dit toutefois avoir confiance que les médecins comprendront que leurs salaires ne peuvent pas augmenter dans un contexte de ralentissement persistant de la croissance.

Selon lui, il est nécessaire de faire des choix difficiles, et tous doivent donc s'engager à éliminer le déficit.

Ses observations s'inscrivent en droite ligne des recommandations de l'économiste Don Drummond, qui a proposé que la province négocie «agressivement» avec les médecins pour rééquilibrer le budget.

Les progressistes-conservateurs, dans l'opposition, appuient un gel des salaires des médecins, mais ont précisé que les libéraux minoritaires devraient aller encore plus loin et geler le salaire de tous les travailleurs du secteur public, des fonctionnaires aux enseignants et infirmières.

«Cela nous permettra d'économiser 2 milliards $, a déclaré le chef Tim Hudak. Je sais que cela ne me vaudra pas des défilés en mon honneur dans les rues, mais nous serons aux prises avec un trou de 30 milliards $ si nous ne commençons pas à agir maintenant.»

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