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Le 20e débat républicain n'a produit ni vainqueur net, ni coup d'éclat

23/02/2012 12:01 EST | Actualisé 23/04/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Le plus récent débat des candidats à l'investiture républicaine en vue de l'élection présidentielle de novembre n'a proclamé aucun vainqueur net, mercredi soir à Mesa, en Arizona, ni produit de grands coups d'éclat ou gaffes irréparables.

Seulement quatre candidats se faisaient la lutte lors de ce 20e débat de la course républicaine, et les enjeux étaient grands en vue des importantes primaires qui auront lieu mardi prochain au Michigan et en Arizona, et dans plusieurs autres États le 6 mars, soir du fameux «Super Mardi».

Mitt Romney tentait de reprendre son statut de meneur des mains de Rick Santorum, le plus récent candidat républicain à trôner au sommet des sondages.

M. Santorum se trouvait, en fait, sur le siège éjectable mercredi, et a maintes fois semblé irrité alors qu'il tentait de se défendre face aux attaques de M. Romney et de Ron Paul, en particulier.

L'ancien gouverneur de l'État du Massachusetts et le représentant libertarien auraient conclu des alliances secrètes pour éviter de s'attaquer trop durement lors des débats, notamment.

Lorsque le modérateur John King, du réseau CNN, lui a demandé pourquoi son organisation avait publié une publicité au Michigan qualifiant M. Santorum de faux conservateur, M. Paul ne s'est pas fait prier pour répondre du tac au tac.

«Parce qu'il est un faux!», a-t-il lancé, le ton rieur.

M. Paul s'en est pris à M. Santorum, un ancien sénateur de la Pennsylvanie, pour s'être donné l'image d'un conservateur fiscal lorsqu'il a voté cinq fois en faveur d'une hausse du plafond de la dette pendant qu'il siégeait au Congrès.

Il l'a aussi critiqué pour avoir voté en faveur d'une loi fédérale sur l'éducation que M. Santorum a depuis critiquée, l'accusant d'avoir «perdu de la crédibilité».

De son côté, M. Santorum a tenté de s'attaquer à M. Romney et à son programme fiscal, rendu public plus tôt durant la journée.

En campagne à Chandler, en Arizona, M. Romney a suggéré une réduction de 20 pour cent du taux d'imposition marginal, et assuré son auditoire à une école chrétienne que sa proposition ne viendrait pas uniquement en aide au «groupe formant le 1 pour cent».

Mais la majeure partie du débat, qui a porté sur des sujets largement traités lors des 19 confrontations précédentes, semblait intéresser uniquement les plus ardents adeptes de politique.

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