NOUVELLES

La Cour suprême refuse d'entendre l'appel du policier iranien expulsé par la SQ

23/02/2012 10:54 EST | Actualisé 24/04/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Un policier d'origine iranienne qui s'était plaint de discriminations subies au sein de la Sûreté du Québec vient de perdre le dernier match de sa bataille judiciaire.

La Cour suprême du Canada a refusé d'entendre l'appel de Mehrdad Golzarian, qui souhaitait réintégrer les rangs de la SQ et obtenir des dommages-intérêts de la part de son syndicat.

L'histoire remonte à 1997, quand M. Golzarian s'est dit victime d'intimidation de la part de ses collègues en raison de son origine ethnique. La Commission des droits de la personne du Québec lui a donné raison, accordant dommages moraux et ordonnant des correctifs, qui n'ont pourtant jamais été implantés.

M. Golzarian a fait une dépression, a cessé de travailler et la SQ l'a mis à pied en juin 2002. Il a prétendu que son syndicat, l'Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), était de mèche avec son employeur et ne l'a pas soutenu devant ces difficultés.

La Cour supérieure et la Cour d'appel n'ont pas tranché en sa faveur.

M. Golzarian demandait également à la Cour suprême d'invalider certaines dispositions de la procédure impliquant le règlement de griefs de APPQ, qui contrevenait à son avis à la Charte canadienne des droits et libertés.

Comme s'en est la tradition, les magistrats du plus haut tribunal du pays n'ont pas expliqué les raisons du rejet de l'autorisation d'appel.

PLUS:pc