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Une adolescente prétendument victime d'un viol en C.-B. se dit «dévastée»

22/02/2012 08:07 EST | Actualisé 23/04/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - Une adolescente de la Colombie-Britannique qui, selon la police, a été droguée et violée à répétition lors d'une partie rave s'est dite dévastée, mercredi, de la suspension des accusations d'agression qui avaient été portées contre un homme dans cette affaire.

L'adolescente, dont le nom ne peut être divulgué, a participé à une conférence de presse en compagnie de son père, au lendemain de la décision de la Couronne. Elle a affirmé qu'il ne faisait «aucun doute», dans son esprit, qu'elle a été agressée sexuellement. Elle estime désormais comprendre pourquoi les femmes craignent de rapporter avoir été violées à la police.

L'homme a été accusé d'agression sexuelle envers l'adolescente alors âgée de 16 ans lors d'une fête tenue à Pitt Meadows, à l'est de Vancouver, à l'automne 2010.

La Couronne a indiqué que l'accusation contre Colton Ashton McMorris avait été suspendue puisque les procureurs ne croyaient pas disposer de suffisamment de preuves pour obtenir une condamnation.

Le ministère public dispose désormais d'un an pour obtenir davantage de preuves et réactiver les acccusations.

Selon l'adolescente, il est trop facile, pour les agresseurs, de s'en sauver en affirmant que la femme avait donné son accord pour avoir des relations sexuelles.

La décision a déclenché la colère du Vancouver Rape Relief and Women's Shelter, selon qui il s'agit d'une trahison envers la femme. L'organisme demande à quiconque possédant des informations à propos de l'agression de se manifester.

«Un "manque de preuves" signifie un échec de la police et de la Couronne. Nous refusons d'accepter que l'"improbabilité d'une condamnation" soit une raison pour que cet homme ne se retrouve pas devant la justice», a déclaré l'organisme par voie de communiqué.

L'affaire a suscité une attention médiatique à travers le pays, puisque la police a indiqué que plusieurs personnes avaient été témoins des agressions et avaient pris de nombreuses photos pour ensuite les faire circuler sur Facebook.

Les autorités policières ont plus tard organisé des conférences de presse pour faire part de leur frustration devant leur incapacité à empêcher la circulation des clichés.

Plus tôt ce mois-ci, un adolescent qui avait publié quelques-unes de ces images en ligne a été condamné à une probation de 12 mois et a reçu l'ordre d'écrire des excuses à la victime.

L'adolescent avait tout d'abord été accusé de production et de distribution de pornographie juvénile et de distribution de matériel obscène, mais a plaidé coupable à cette dernière accusation en décembre dernier.

Un autre individu, Dennis Warrington, est accusé de production et de distribution de pornographie juvénile dans la foulée de l'agression.

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