Les livraisons d'avions d'affaires de Bombardier bondissent de 54 %

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MONTRÉAL - Les livraisons d'avions d'affaires de Bombardier (TSX:BBD.B) ont poursuivi sur leur lancée au quatrième trimestre, bondissant de 54 pour cent.

La valeur des jets d'affaires livrés par l'avionneur montréalais au cours de la période qui a pris fin le 31 décembre a totalisé 2,1 milliards $ US, contre 1,4 milliard $ US pendant le même trimestre de 2010, selon des données publiées mercredi par la General Aviation Manufacturers Association (GAMA). Cette augmentation fait suite à celle de 88 pour cent enregistrée au troisième trimestre.

Le grand rival de Bombardier, l'américain Gulfstream, a vu la valeur de ses livraisons exploser de 84 pour cent au quatrième trimestre, pour atteindre 1,7 milliard $ US.

Pour l'ensemble de l'année, la valeur des livraisons de Bombardier Avions d'affaires s'est élevée à 5,9 milliards $ US, en hausse de 20,1 pour cent par rapport à 2010. Chez Gulfstream, les livraisons de l'année se sont chiffrées à 4,9 milliards $ US, en hausse de 23,1 pour cent.

Lorsqu'on inclut l'ensemble des constructeurs, les livraisons de jets d'affaires ont reculé de 6,3 pour cent en nombre d'appareils, passant de 727 en 2010 à 681 en 2011. La baisse est notamment attribuable aux difficultés persistantes du secteur des petits avions d'affaires, dont dépendent moins Bombardier et Gulfstream.

Dans un communiqué, la présidente du conseil d'administration de la GAMA, Caroline Daniels, a toutefois estimé que le déclin tirait à sa fin, soulignant que certains indicateurs clés sont à la hausse, notamment les profits des grandes entreprises.

Mme Daniels continue toutefois de s'inquiéter des problèmes de financement auxquels sont confrontés les acheteurs potentiel d'avions d'affaires depuis la crise financière de 2008.

La firme d'investissement J.P. Morgan a récemment prédit une hausse de huit pour cent des livraisons d'avions d'affaires en 2012, menée encore une fois par les appareils de plus grande taille comme ceux de la famille Global de Bombardier.

J.P. Morgan a toutefois noté que le nombre d'avions inutilisés restait historiquement élevé, à près de 11 pour cent de la flotte totale d'appareils en service. De plus, le prix moyen que demandent les vendeurs de jets d'affaires d'occasion a diminué de 2,1 pour cent le mois dernier pour atteindre 12,2 millions $ US, un creux qu'on n'avait pas vu depuis 1998, selon J.P Morgan.

L'action de Bombardier a clôturé à 4,73 $, mercredi, en hausse de 1,3 pour cent, à la Bourse de Toronto.

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