La juge Charbonneau explique le déroulement de la commission

France Charbonneau

Première Publication: 21/02/2012 10:21 Mis à jour: 21/02/2012 11:32

Dans sa première déclaration publique depuis sa nomination à la tête de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, la juge France Charbonneau a présenté ce matin des précisions sur son déroulement.

La juge a lancé un appel au public, demandant à d'éventuels témoins à se manifester, en toute « confidentialité et sécurité ». La ligne sans frais 1-855-333-ceic a été créée, de même qu'un site internet.

Elle a déclaré ne pas avoir encore arrêté la date où débutera l'audition des témoins. La juge a toutefois annoncé qu'au cours du mois de mai, elle fera une déclaration d'ouverture. « Et nous entendrons, dans les jours suivants, les demandes de ceux qui voudront être reconnus comme participants ou intervenants », a-t-elle précisé.

La commissaire a présenté les différents membres de son équipe et expliqué le travail réalisé par ceux-ci depuis le déclenchement de la commission. Elle a expliqué que l'un des premiers mandats ayant été confiés à Me Sylvain Lussier et Me Claude Chartrand, procureur en chef et procureur en chef adjoint de la commission, a été de doter la commission d'un projet de règles de procédure. Ces règles seront adoptées le 30 mars prochain après consultation publique.

Elle a aussi souligné que depuis plusieurs semaines, les avocats et les enquêteurs se déploient auprès des organismes gouvernementaux et paragouvernementaux, dans des municipalités et des ministères qui octroient des contrats de construction.

« Ils rencontrent différents intervenants et recherchent les éléments de preuve qui établiraient des stratagèmes de collusion et de corruption. Ils scrutent également de possibles liens avec le financement des partis politiques. Enfin, ils enquêtent activement sur la possible infiltration du crime organisé dans l'industrie de la construction », a expliqué la juge France Charbonneau. Elle a par ailleurs affirmé qu'elle était très satisfaite de l'avancement de la commission.

Des témoins attendent

La journaliste spécialiste de la scène judiciaire Isabelle Richer souligne que plusieurs personnes qui souhaitent témoigner attendent toujours d'être contactées par l'équipe de la commission. François Beaudry, ancien fonctionnaire du ministère des Transports qui avait dévoilé des informations sur la gestion des contrats publics, n'a pas encore été contacté par la commission.

Mardi matin, le quotidien Le Devoir révélait que des enquêteurs avaient rencontré une certaine résistance au ministère des Affaires municipales. On y lisait aussi que le procureur-chef de la commission, Me Sylvain Lussier, y travaille à temps partiel, conservant ses mandats d'avocat au sein du cabinet Osler, Hoskin & Harcourt. Il représente notamment la Ville de Montréal dans certains dossiers. Ainsi, afin d'éviter les conflits d'intérêts, Me Lussier sera remplacé lorsqu'il sera sujet de la Ville de Montréal lors de la commission Charbonneau.

Le gouvernement Charest a donné les pleins pouvoirs à la commission d'enquête sur l'industrie de la construction le 9 novembre dernier. La création d'une commission d'enquête aux pouvoir limités, en octobre, avait été décrié par l'opposition.

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Dans sa première déclaration publique depuis sa nomination à la tête de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, la juge France...
Dans sa première déclaration publique depuis sa nomination à la tête de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, la juge France...
Publié par Jean-Philippe Cipriani  | 
 
 
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20:04 sur 25/02/2012
J'espere que la juge Charbonneau va prendre note que les donneurs d'ouvrage sont au service du gouvernement et leur salaire viens des payeurs de taxe et les preneurs d'ouvrage donne des pot de vin au donneur d'ouvrage en argent comptant ou cadeau sans etre taxer,alors pour un contract donne,prend,et redonne,et les payeurs de taxe qui apsorbe la facture
17:21 sur 21/02/2012
Les bandits sont tous a cette adresse http://www.plq.org pas besoin de faire une conference de presse pour cela
11:11 sur 21/02/2012
Et tout de suite on parle de peur des médias. La juge Charbonneau fait exactement ce qu'elle a à faire pour ne pas nuir aux enquêtes qui sont en cour et comme on sait qu'ils n'hésiteraient pas une seule seconde à publier LA nouvelle même si ils savaient que de le faire nuira à l'enquête, elle a tout à fait raison d'agir de la sorte.

Si cà ressemble étrangement à l'UPAC de par son silence, c'est que les deux vont de pair et font parti de la même commission. Les enquêtes d'abord, ensuite les journalistes pourront s'en donner à coeur joie. A ce moment-là, ils ne pourront plus, par leur - nouvelles - laisser savoir d'avance à tous les intéressés,où elles (les enquêtes) en sont rendues.
10:57 sur 21/02/2012
Bon, ça va ! Un communiqué sans "scrum"; il semble que la juge Charbonneau soit prudente et tente à tout prix d'éviter une controverse comme celle créée par le juge Gomery avec le fameux "Small Town politics" à propos des balles de golf de Ti-Jean de Shawinigan.

Quand même, c'est long 6 mois de préparation. Mais vaut mieux que ce soit bien fait que vite fait.

Même si "On se peut pû d'attendre !", il le faut bien.
10:55 sur 21/02/2012
Dérapage en vue.Pourquoi avoir peur des médias à ce point?Me Lussier mangera a plusieurs râteliers...Ça ressemble étrangement à l'UPAC de par le silence et le mystère qui emprisonnent cette commission.
11:11 sur 21/02/2012
Pour la commission, c'est un ridicule de déjà parler de dérapage. C'est toujours possible mais ce n'est pas en le déclarant sans raison que ça donne du prestige. À ce jeu je peux, bien annoncer la fin du monde avec toute certitude.
Pour ce qui est de l'UPAC par ailleurs, je partage entièrement votre cynisme. On voit bien ou ça aurait mené si on avait laissé faire le PM et les Min de la Justice, des Trav Publics, des Municipalités et quelques autres qui ont déjà du démissionner.
11:23 sur 21/02/2012
Tu fais partie des chiâleux qui mettront en doute toute commission, peu importe la forme.
La juge est sensée de se méfier de la presse qui "informe" les pourris" PAR DES RUMEURS.