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Berlinale: «Rebelle» de Kim Nguyen fait rire, pleurer et applaudir

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KUM NGUYEN REBELLE BERLINALE
Rebelle

MONTRÉAL - Ils ont ri, ils ont pleuré et ils ont applaudi avec enthousiasme. Bref, tout indique que les spectateurs ayant assisté vendredi à la première du film «Rebelle» du réalisateur québécois Kim Nguyen à la Berlinale ont grandement apprécié leur expérience.

En conférence téléphonique depuis Berlin, le cinéaste s'est dit aussi content d'avoir entendu des éclats de rire durant la projection que d'avoir vu bien des yeux rougis à la sortie de la salle, signes selon lui que le public berlinois a aimé son quatrième long-métrage.

«J'ai vraiment eu l'impression que l'audience avait bien réagi, a-t-il affirmé. Le film a suscité deux fois des applaudissements très chaleureux et, à la fin de la présentation, je trouvais que l'ambiance dans la salle était bonne.»

Le réalisateur attribue également le succès de «Rebelle» au charme inné de la jeune comédienne congolaise Rachel Mwanza, qui était à ses côtés pour la projection et l'entrevue, très heureuse d'avoir pris l'avion et vu de la neige pour la première fois de sa vie.

Dans le film, Rachel interprète Komona, une adolescente de 14 ans qui raconte à son enfant à naître son passé de soldate et son histoire d'amour avec un jeune homme de 15 ans appelé Le Magicien.

«Nous l'avons trouvée en faisant des auditions à Kinshasa au Congo, où nous avons tourné le film l'été dernier», a expliqué le cinéaste au sujet de la jeune fille qui, abandonnée par sa famille, a passé une partie de sa courte existence dans la rue.

«Elle s'est révélée une véritable enfant prodige. C'est l'actrice la plus talentueuse avec qui j'ai eu l'occasion de travailler. Elle a un instinct incroyable, c'est très impressionnant.»

Interrogée sur ses sentiments au sujet de cette incroyable aventure, la principale intéressée a lancé un timide «cool», avant de faire savoir par le biais de son interprète que «Rebelle» avait changé sa vie et qu'elle souhaitait continuer à faire du cinéma.

«Rebelle» est le premier film canadien à être présenté en compétition officielle au prestigieux Festival international du film de Berlin depuis «Emporte-moi» de Léa Pool en 1999.

Évidemment sensible à cet honneur peu fréquent, Kim Nguyen a aussi des raisons très personnelles d'être content de sa plus récente production.

«Pour moi, la plus grande récompense, c'est de retrouver à l'écran l'étincelle qui a donné naissance au film, a-t-il confié. Je ne pense pas que c'est le genre de choses que l'on peut réussir plusieurs fois dans sa vie, alors je sais que je suis chanceux.»

Cela n'empêche toutefois pas le cinéaste, à qui l'on doit également les longs métrages «Marais», «Truffe» et «La Cité», d'espérer mettre la main sur l'Ours d'or, qui sera remis d'ici dimanche par le jury présidé par Mike Leigh à l'une des 18 oeuvres en compétition.

«J'ai fait mes prières et j'ai apporté tous mes porte-bonheur, a précisé M. Nguyen en riant. Mais je pense que le prix que nous avons le plus de chances de remporter est celui de la meilleure actrice pour Rachel.»

«Rebelle» prendra l'affiche au Québec à la fin du printemps.

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