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Un rapport encourage le Canada à renforcer ses liens économiques avec la Chine

16/02/2012 12:09 EST | Actualisé 16/04/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Un nouveau rapport sur l'émergence de la Chine comme moteur mondial de croissance laisse entendre que les pays occidentaux comme le Canada devraient s'empresser de sauter dans le train et que l'aventure est moins périlleuse que les critiques l'affirment.

Le rapport rédigé pour le Conseil canadien des chefs d'entreprise par Michael Hart, un ancien fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, ne livre pas une analyse détaillée des possibilités qu'offrirait un traité de libre-échange avec la deuxième plus importante économie au monde.

Mais il soutient que les Canadiens, et pas seulement les entreprises mais l'ensemble de l'économie, gagneraient à renforcer leurs liens économiques avec le géant chinois.

Les découvertes de M. Hart seront publiées jeudi, soit moins d'une semaine après la fin de la deuxième visite officielle de Stephen Harper en Chine durant laquelle il a signé un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers ainsi que plusieurs ententes commerciales sectorielles et a appris que Pékin était prêt à amorcer des pourparlers pour un traité commercial complet.

Le rapport reconnaît que la montée de l'empire du Milieu constitue une menace pour certains travailleurs et compagnies, particulièrement dans le secteur manufacturier, mais maintient que le Canada a aussi réalisé des gains et qu'il ne peut pas se permettre de rater l'occasion de profiter de l'émergence de l'Asie comme joueur important de l'économie mondiale.

Tout bien considéré, indique le rapport, il est dans l'intérêt économique et politique du Canada d'avoir une Chine prospère et, même si cela peut avoir des effets négatifs à court terme sur des sociétés et des employés, l'impact à long terme sur la prospérité du pays devrait se révéler positif.

Michael Hart, qui est présentement titulaire de la chaire de politique commerciale de l'école Norman Paterson de l'université Carleton, affirme qu'il est simpliste et erroné de blâmer la Chine pour la disparition de certains emplois et compagnies. Selon lui, l'externalisation de postes d'assemblage peu payés a permis aux fabricants locaux de devenir plus productifs et concurrentiels.

Même si M. Harper ne respectait pas sa promesse de pousser plus loin la relation économique entre le Canada et la Chine, cette dernière occupe déjà une grande place dans l'économie canadienne.

Alors que les échanges commerciaux avec les États-Unis stagnent depuis une décennie, ceux avec la Chine ont permis de compenser ce manque à gagner. Durant la même période, les exportations canadiennes vers la patrie de Mao Tsé-Toung ont en effet quintuplé pour atteindre 12,8 milliards $ en 2010 alors que les importations ont culminé à 44,4 milliards $.

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