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Une étude révèle l'importance des relations pour la santé mentale des jeunes

15/02/2012 09:20 EST | Actualisé 16/04/2012 05:12 EDT

TORONTO - Une vaste étude portant sur la santé mentale des adolescents canadiens révèle que les relations interpersonnelles à la maison, à l'école, avec les pairs et dans le voisinage sont d'une importance capitale.

L'étude, commandée par l'Agence de la santé publique du Canada et menée par des chercheurs de l'Université Queen, à Kingston en Ontario, se base sur l'observation de plus de 26 000 Canadiens âgés entre 11 et 15 ans et qui compare les adolescents canadiens aux jeunes de 40 autres pays, depuis 1989-1990.

«Nous nous concentrons sur la santé mentale pour une raison», a expliqué John Freeman, le directeur du groupe d'évaluation des programmes sociaux de l'Université Queen et coauteur de l'étude.

«La santé mentale est une problématique importante chez les jeunes en ce moment. C'est dans nos conversations, dans les nouvelles.»

M. Freeman a ajouté qu'aussi évident que cela puisse paraître, les relations avec les autres sont un indicateur important pour savoir si un jeune souffre de maladie mentale.

L'étude, qui se base sur des réponses à un questionnaire donné en classe, examine comment les relations avec les parents, les professeurs et les pairs se reflètent sur l'état de santé mental.

«Nous avons découvert que, peu importe quel groupe nous regardons, même avec le voisinage, les relations ont un impact», a ajouté M. Freeman.

«Les élèves qui témoignaient de relations interpersonnelles plus fortes présentaient aussi de meilleurs indicateurs de santé mentale.»

Si les adultes croient souvent que les relations les plus critiques pour les adolescents sont celles impliquant des gens de leur propre groupe d'âge, M. Freeman a expliqué que l'étude a démontré que les liens avec les adultes sont aussi très importants.

Par exemple, les adolescents qui ont affirmé trouver «très difficile» ou «difficile» de parler avec leur mère ont plus de chances d'avoir des problèmes émotifs que ceux qui considèrent qu'il est «facile» ou «très facile» de s'entretenir avec elle.

La même chose a été observée par rapport à la facilité de communication avec les pères.

Ils ont découvert qu'environ le cinquième des garçons et le tiers de filles ont affirmé se sentir déprimés chaque semaine, ou plus souvent. Par ailleurs, le quart des garçons et près d'un tiers des filles ont dit espérer être quelqu'un d'autre.

Toutefois, la plupart des adolescents interrogés ont évalué leur degré de satisfaction envers leur vie à huit ou plus sur une échelle de 10. Le total de jeunes se sentant compris par leurs parents est également plus élevé que dans les années passées.

«Peu importe comment la santé mentale est mesurée et peu importe quelle relation est observée, les adolescents bénéficiant de relations interpersonnelles positives se portent mieux en terme de santé mentale.»

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