Montréal confie la sécurité des locaux du SPVM à ses cols bleus

Publication: Mis à jour:

MONTRÉAL - Après toutes sortes de difficultés et de controverses, la Ville de Montréal confie le mandat de surveillance des locaux du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) à ses propres cols bleus.

Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum, a précisé mercredi vouloir rapatrier cette fonction importante dans le but d'assurer une meilleure stabilité des services de gardiennage au SPVM.

À compter de la fin du mois de mars, la surveillance des édifices stratégiques du SPVM sera assurée par près de 25 agents de sécurité appartenant au groupe d'employés des cols bleus de la Ville.

La Ville estime que cette opération se fera à coût nul en raison de la récupération des honoraires versés à des firmes privées. La surveillance de ces bâtiments stratégiques représente un coût annuel de près de 900 000 $.

En 2010, la surveillance du quartier général du SPVM par la firme BCIA, de Luigi Coretti, avait causé des vagues. Le contrat avait été confié sans appel d'offres par l'ancien directeur général du SPVM, Yvan Delorme.

Quelques semaines après ces révélations, BCIA déclarait faillite, en raison de problèmes de gestion, selon le rapport du syndic de l'époque. Plusieurs millions de dollars en fonds publics avaient été engloutis dans ce dossier.

Par ailleurs, l'ancien ministre de la Famille, Tony Tomassi, avait bénéficié d'une carte de crédit de BCIA pour des fins personnelles alors qu'il était député. Cette affaire avait amené le premier ministre Jean Charest à expulser M. Tomassi du conseil des ministres et du caucus libéral.

Sur le web

Les policiers de Montréal fâchés contre le DPCP

Taupe au SPVM : la SQ fera enquête sur de possibles fuites

Deux agents du SPVM suspendus

Service de police de la Ville de Montréal

SPVM - Nous joindre

SPVM - Twitter