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Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a remis sa démission

15/02/2012 11:07 EST | Actualisé 16/04/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Le président de la Banque mondiale a remis sa démission, soulevant la possibilité de la désignation d'un dirigeant autre qu'Américain pour la première fois dans l'histoire de l'organisation réunissant 187 pays.

Robert Zoellick a informé mercredi le conseil d'administration de cette organisation de sa décision de quitter ses fonctions le 30 juin.

Le conseil d'administration lance maintenant la chasse à son successeur, un processus qui devrait être plus transparent que dans le passé.

En vertu d'une entente informelle qui remonte à la fondation de la banque il y a près de 68 ans, son président est toujours un Américain. Un Européen est généralement appelé à diriger l'institution soeur, le Fonds monétaire international (FMI).

Des normes adoptées en 2011 appellent à un processus de sélection «ouvert, transparent et basé sur le mérite».

Sous la direction de M. Zoellick, la Banque mondiale dit avoir fourni plus de 247 milliards $ US aux pays en voie de développement pour stimuler leur croissance et lutter contre la pauvreté.

Il n'est pas certain qu'un dirigeant non Américain sera choisi, même si la Chine représente désormais la deuxième économie en importance, et que Pékin et d'autres pays émergents ont exhorté à changer cet accord informel.

Le FMI était supposé suivre la même voie l'année dernière, mais avait fini par désigner encore une Européenne, l'ancienne ministre française des Finances, Christine Lagarde.

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