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Le Canadien fournit un bel effort, mais s'incline 4-3 face aux Bruins

15/02/2012 10:28 EST | Actualisé 16/04/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le Canadien a joué de la «bonne façon», celle que prône l'entraîneur Randy Cunneyworth, mercredi. Mais contre les champions de la coupe Stanley, il lui en a manqué juste un peu pour l'emporter.

Le Tricolore a surmonté un retard de deux buts en troisième période, mais ce sont finalement les Bruins de Boston qui ont eu le dernier mot, en l'emportant 4-3 aux tirs de barrage.

Tyler Seguin a été le seul marqueur de la fusillade.

Qu'à cela ne tienne, la salle comble de 21 273 spectateurs a assisté à une des meilleures rencontres de la saison à Montréal.

«Il n'y avait aucun passager ce soir. Tous les joueurs ont fourni l'effort, a affirmé Cunneyworth. Je comprends qu'ils soient déçus. La façon qu'ils sont venus de l'arrière en troisième en dit long sur ce groupe. Les gars ont affiché beaucoup de cran et de combativité. Ils se sont imposés physiquement contre une équipe qui préconise un style robuste.»

Andrew Ference, Benoit Pouliot et Patrice Bergeron, son 17e, ont obtenu les buts des Bruins (35-18-2) en temps réglementaire.

Mathieu Darche, Max Pacioretty, 24e, et Erik Cole, 22e, ont été les buteurs du CH (23-25-10).

«Nous serions contents de notre performance, si ce n'était de notre position précaire au classement, a commenté Darche. N'importe quel autre temps, nous serions satisfaits d'avoir obtenu un point. Mais dans ce temps-ci, nous avons besoin des deux points.»

Carey Price, qui a reçu l'aide de ses poteaux à quelques reprises, a été plus occupé que Tim Thomas. Les Bruins ont dominé 34-29 au chapitre des lancers.

Mais Price n'entendait pas à rire après le match. Frustré d'avoir de nouveau perdu en tirs de barrage, il ne s'est pas adressé à la presse. Il a quitté précipitamment, après avoir projeté violemment une rondelle de ruban gommé contre un mur.

Les Bruins en avant

Le trio de Scott Gomez, flanqué des ailiers Andrei Kostitsyn et Ryan White, a bien fait en première période. Kostitsyn a surpassé son temps de jeu de tout le match de lundi (4:39). Mais ce sont les Bruins qui ont imposé le rythme, 12-5 dans les tirs, et ils menaient 1-0 à la fin.

En situation de quatre contre quatre, à 17:09, Brad Marchand a profité de la maladresse du vétéran Hal Gill derrière le but pour remettre le disque à Ference, qui a trompé la vigilance de Price.

Tout juste auparavant, White a salué son retour au jeu en laissant tomber les gants face à Adam McQuaid. Un combat qui n'a pas fait de véritable gagnant.

À quelques secondes de la fin, Tomas Plekanec a atteint le géant Zdeno Chara d'un tir en plein visage. Chara s'est écroulé, saignant, et la foule a applaudi.

Pacioretty est un de ceux n'ayant pas apprécié la réaction anti-sportive des fans.

«Je suis en désaccord avec ça, a-t-il dit. Mais je ne veux pas commenter davantage. Je me suis rendu directement au vestiaire afin de ne rien voir ni entendre.»

Avance augmentée

Chara était de retour à son poste en amorce de deuxième, mais il n'a pu aider les Bruins à profiter d'une attaque massive de quatre minutes.

Au contraire, Darche a créé l'égalité en infériorité, à 1:39, en complétant la belle passe transversale de P.K. Subban devant Thomas.

Pouliot a tôt fait de replacer les champions de la coupe Stanley en avant, à 5:07. L'ancien du Canadien s'est moqué du défenseur Chris Campoli, avant de mystifier Price.

Les Bruins ont doublé leur avance pendant un jeu de puissance, à 14:33. Positionné à la droite de Price, Bergeron a habilement soulevé le caoutchouc dans la partie supérieure du filet.

Remontée

Les Bruins n'avaient pas encore subi la défaite cette saison (22-0-0) lorsqu'ils menaient après 40 minutes.

Pacioretty et Cole ont rendu les choses intéressantes en créant l'égalité 3-3. 'Pacio' a d'abord rétréci l'écart, à 3:34, son long tir des poignets glissant lentement entre les jambières de Thomas. Cole a ensuite intercepté une passe de Chara dans l'enclave, avant de déjouer le gardien à 11:12.

Le Canadien a continué de travailler avec acharnement et de distribuer les coups d'épaule. L'avantage de 10-2 qu'il a eu dans les lancers aurait pu lui permettre de se sauver avec le match.

Les Bruins ont pu déployer un jeu de puissance vers la fin du troisième vingt et au début de la période de prolongation. Cunneyworth a montré une belle marque de confiance envers Louis Leblanc, en l'utilisant en infériorité.

En prolongation, après la fin de la pénalité de Plekanec, Marchand a vu un de ses tirs fouetter la barre transversale.

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