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La moitié des adultes affirment avoir été intimidés plus jeune, selon un sondage

15/02/2012 11:25 EST | Actualisé 16/04/2012 05:12 EDT

TORONTO - Un récent sondage révèle que la moitié des adultes canadiens interrogés affirment avoir été intimidés lorsqu'ils étaient enfant ou adolescent.

Le sondage Harris-Decima, mené pour le compte des Grands Frères et Grandes Soeurs du Canada, indique que 85 pour cent des répondants croient que d'offrir les services d'un mentor à un jeune qui intimide les autres est une façon efficace de réduire l'intimidation.

Le sondage téléphonique mené auprès de 1000 Canadiens aborde aussi le monitorat comme une façon de prévenir les comportements abusifs et d'aider ceux qui ont subi de l'intimidation à rebâtir leur confiance et leur estime personnelle.

Parmi les répondants qui ont affirmé avoir été victime d'intimidation, 62 pour cent ont estimé qu'ils auraient bénéficié de l'aide d'un adulte comme mentor. De plus, 87 pour cent des adultes questionnés ont convenu que les actions visant à réduire l'intimidation aidaient à renforcer la communauté.

Quatre vingt-neuf pour cent des répondants ont dit croire que l'intimidation menace sérieusement le bien-être à long terme des enfants et des adolescents. Près d'un tiers des personnes interrogées ont estimé que l'intimidation dont ils ont été victimes a un impact négatif persistant sur leur vie.

Le sondage Harris-Decima a été mené auprès de 1034 adultes entre le 5 et le 9 janvier dernier. Le marge d'erreur du sondage est de plus ou moins 3,1 pour cent, 19 fois sur 20.

La publication des résultats de ce sondage survient le même jour que celle d'une étude portant sur la santé mentale des jeunes Canadiens, et qui s'est penchée également sur l'intimidation.

L'étude, menée auprès de 26 000 Canadiens âgés de 11 à 15 ans par l'Université Queen et commandée par l'Agence de la santé publique du Canada, révèle que 22 pour cent des jeunes affirmaient être victimes d'intimidation en 2010. En 2002, cette proportion s'élevait à 20 pour cent.

Toutefois, 12 pour cent des adolescents questionnés avouaient intimider les autres, contre 15 pour cent en 2002.

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