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Une grève tournante dans les CPE est prévue cette semaine

13/02/2012 05:59 EST | Actualisé 14/04/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les moyens de pression dans les CPE se poursuivent cette semaine, avec une grève tournante mercredi et jeudi.

À moins d'une entente sur les «éléments majeurs» à la table de négociation, les 8500 travailleuses des CPE du Québec affiliées à la CSN seront en grève tournante cette semaine, a indiqué lundi le syndicat.

Les parents des CPE visés ont été avisés lundi matin de cette possibilité.

Jeff Begley, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), a dit attendre un «signal clair» de la partie patronale quant aux revendications des syndiquées. Il a soutenu que le syndicat n'«hésiterait» pas à mettre à exécution son mandat de grève si un tel signal n'est pas envoyé, mais que d'ici là, tout serait mis en oeuvre pour faire progresser les pourparlers.

Ainsi, la CSN indique qu'à moins d'un revirement important, certains CPE seront en grève mercredi — soit dans les régions de la Montérégie, l'Estrie, l'Outaouais, les Laurentides, Lanaudière, l'Abitibi, Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et le Coeur-du-Québec.

Les CPE de Montréal et de Laval, ainsi que de la région de Québec-Chaudière-Appalaches le seraient à leur tour jeudi.

Les éducatrices des CPE membres de la FSSS-CSN attendent depuis maintenant deux ans le renouvellement de leurs conventions collectives.

Vendredi dernier, une journée de débrayage dans les 360 CPE du Québec où les travailleuses sont syndiquées à la CSN et une grande manifestation à Montréal avaient rassemblé quelques milliers de travailleuses.

Les manifestantes avaient marché vers l'édifice où se trouvent les bureaux du ministère de la Famille, dans l'est de Montréal.

Elles voulaient ainsi faire pression sur le gouvernement et les directions des CPE afin de faire avancer la négociation des conventions collectives, tant aux paliers national que local.

La ministre de la Famille, Yolande James, s'est dite vendredi confiante d'en arriver à un règlement, ajoutant avoir constaté des progrès dans les négociations.

L'enjeu reste la question du nombre de semaines de vacances. La position du gouvernement consiste à ajuster l'offre faite aux éducatrices à ce qui est offert aux employés du secteur public, à savoir un maximum de cinq semaines par année après 25 ans de service.

Stéphane Côté, porte-parole syndical à la table de négociation, affirme que dans la grande majorité des cas, les syndicats demandent quatre, cinq ou six semaines de vacances, et qu'il s'agit souvent de maintenir les acquis, non d'augmenter le nombre de semaines qu'ils ont déjà. Et la demande de six semaines de vacances serait valable après 15 années d'ancienneté.

Le salaire horaire est en moyenne de 18,90 $, avec un maximum de 21,65 $ au dernier échelon.

La CSN représente 8500 travailleuses dans 360 CPE répartis dans l'ensemble du Québec.

Le débrayage ne touche toutefois pas les travailleuses qui sont syndiquées à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

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