NOUVELLES

Sans-abri décédé à l'urgence: gouvernement et réseau de la santé se défendent

13/02/2012 05:46 EST | Actualisé 14/04/2012 05:12 EDT

WINNIPEG - Les autorités de la santé de Winnipeg et le gouvernement manitobain demandent à un juge de rejeter une poursuite intentée par la famille d'un sans-abri mort après avoir attendu 34 heures dans une salle d'urgence, il y a plus de trois ans.

Les proches de Brian Sinclair allèguent que l'hôpital et l'État sont responsables de son décès et qu'ils ont violé ses droits fondamentaux prévus dans la Charte canadienne des droits et libertés.

Les avocats des autorités de la santé plaident que les droits fondamentaux du défunt ont pris fin avec sa vie.

M. Sinclair est mort au Winnipeg Health Sciences Centre d'une infection de la vessie qu'on aurait pu soigner. L'hôpital reconnaît son erreur et s'est excusé pour le décès.

La famille de M. Sinclair a reçu 110 000 $ en dommages pour ses prétentions qui ne sont pas liées à la Charte canadienne, ce qui a poussé les proches à abandonner cette portion de la poursuite. Mais les autorités de la santé et le gouvernement affirment que la Charte des droits et libertés ne permet pas à la famille d'un défunt de demander une compensation en son nom.

«Les droits constitutionnels ne survivent pas à la mort», a fait valoir la procureure Heather Leonoff.

Les avocats de la famille Sinclair qualifient l'argument «d'absurde, d'intolérable et de cruel».

Les avocats du Manitoba plaident aussi que la poursuite devrait être rejetée parce que la province n'avait pas de devoir direct de prendre soin du sans-abri.

PLUS:pc