Rick Santorum pourrait renverser Mitt Romney au Michigan, selon divers sondages

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Rick Santorum n'est pas fini. (Photo AP) | ap

WASHINGTON - Les espoirs de Rick Santorum d'affaiblir dramatiquement la candidature de Mitt Romney, actuel meneur de la course à l'investiture républicaine, en remportant une éclatante victoire au Michigan, dans 15 jours, ont bénéficié d'un sérieux coup de pouce lundi.

Selon de nouveaux sondages, M. Santorum détient une importante avance sur M. Romney au Michigan, l'État où ce dernier est né et a grandi et où son père, un ancien dirigeant dans le secteur de l'automobile, a occupé la fonction de gouverneur pendant six ans, dans les années 60.

Pendant des mois, M. Romney a occupé, confortablement, le sommet des sondages au Michigan, qui tiendra son scrutin primaire le mardi 28 février. Mais il appert que la situation s'est radicalement renversée depuis que M. Santorum a décroché des victoires au Missouri, au Minnesota et au Colorado, la semaine dernière.

Un sondage de l'American Research Group (ARG) montre que M. Santorum, un ancien sénateur de la Pennsylvanie aux vues très conservatrices, reçoit l'appui de 33 pour cent des électeurs républicains contre 27 pour cent pour son rival. Selon une enquête d'opinion du Public Policy Polling, M. Santorum dominait par 15 points de pourcentage, 39 à 24.

Par ailleurs, un sondage du Pew Research Center donne une légère avance à M. Santorum à l'échelle nationale. Parmi l'électorat républicain, M. Santorum récolte 30 pour cent des votes comparativement à 28 pour M. Romney. Il y a un mois, M. Romney détenait une avance de 17 points sur M. Santorum, selon un sondage de la même organisation. De leur côté, Newt Gingrich et Ron Paul se classent loin derrière.

L'enquête du Public Policy Polling laisse sous-entendre que la hausse de popularité de M. Santorum résulte, en grande partie, de la chute de M. Gingrich dans les sondages. Les groupes «anti-Romney» se massent dorénavant derrière M. Santorum, et non derrière M. Gingrich. Et le refus de l'ancien président de la Chambre des représentants d'abandonner la course est une bénédiction pour le clan Romney.

Le portrait est d'autant plus ironique compte tenu de l'animosité que ressent M. Gingrich envers M. Romney et de son désir clairement annoncé de mettre un terme à ses aspirations présidentielles.

«Les électeurs républicains ne font pas que refuser d'appuyer M. Gingrich à ce moment particulier — ils ne l'aiment plus du tout», a noté le sondeur, dans l'analyse de son enquête.

«Le maintien de sa participation à l'investiture républicaine sert de moteur à la campagne de M. Romney; 54 pour cent de ses supporters se tourneraient vers M. Santorum s'il abandonnait la course, comparativement à seulement 21 pour cent à M. Romney, et 14 pour cent à M. Paul... Donc, chaque jour où M. Gingrich demeure dans la course est une bénédiction aux espoirs de M. Romney.»

Mais les nouvelles n'ont pas été que mauvaises pour M. Romney, lundi.

Un sondage de Rasmussen accorde de meilleurs résultats à M. Romney dans un hypothétique duel présidentiel contre Barack Obama. Selon ce sondage, M. Obama obtiendrait 48 pour cent de la faveur de l'électorat contre 42 pour cent à M. Romney. Mais si le président sortant devait affronter Rick Santorum, M. Obama amasserait 49 pour cent des appuis, contre 41 pour cent pour l'éventuel candidat républicain.

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