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Parrainages: Marine Le Pen salue le "comportement républicain" de François Bayrou

13/02/2012 06:19 EST | Actualisé 14/04/2012 05:12 EDT

PARIS - Marine Le Pen a salué lundi le "comportement républicain" du candidat centriste François Bayrou, qui, selon elle, "se rend compte du déni de démocratie que représente le processus de parrainage des maires".

Le président du MoDem avait estimé quelques heures plus tôt que l'absence de la candidate du FN à l'élection présidentielle, dans l'hypothèse où elle n'obtiendrait pas un nombre suffisant de parrainages, "serait un trouble".

Si elle ne peut se présenter, "il faudra en discuter avec les autres grands partis (...) afin de permettre au pluralisme d'exister", a-t-il dit sur RTL.

"Je remarque qu'il a un comportement républicain, qu'il a un comportement démocrate et je ne peux que m'en féliciter", a souligné Mme Le Pen lors d'une intervention devant le Conseil économique, social et environnemental à Paris. "Ce qui est dramatique, c'est qu'il soit un des seuls candidats à la présidentielle à tenir ce type de discours."

A ses yeux, en s'opposant aujourd'hui à toute modification, l'UMP et le PS "signent leur culpabilité dans ce processus, leur volonté de maintenir un système profondément antidémocratique".

Confirmant sa présence jeudi à l'audience du Conseil constitutionnel, qui doit statuer le 22 février sur une question prioritaire de constitutionnalité déposée sur ce dossier par le FN, la candidate frontiste a estimé qu'elle n'avait pas à "appeler à l'aide" les autres partis.

"Encore une fois, ce n'est pas moi que je défends, ce sont les millions de Français que l'on cherche à faire disparaître de cette élection présidentielle", a-t-elle lancé.

Quant aux signatures des maires, elles "arrivent, doucement, trop doucement à notre goût, mais elles continuent à arriver", a-t-elle affirmé, précisant que "nous approchons doucement des 400 parrainages".

Plus confiante que ces derniers jours, Marine Le Pen refuse de se placer dans l'état d'esprit d'une absence au premier tour de la présidentielle, "même si c'est celui dont rêve Nicolas Sarkozy, auquel il pense tous les matins en se rasant..." AP

tl/ir

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