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Marine Le Pen propose sept mesures pour "mettre la République sur le chemin de la rigueur et de l'exemplarité"

13/02/2012 07:15 EST | Actualisé 14/04/2012 05:12 EDT

PARIS - Marine Le Pen a proposé lundi sept mesures destinées à "mettre la République sur le chemin de la rigueur et de l'exemplarité", à commencer par la suppression dès 2013 du Conseil économique et social et la réduction du nombre des parlementaires.

"Il temps que les grands notables de la République et les institutions participent à l'effort, bref que la République redevienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être: rigoureuse et exemplaire", a-t-elle plaidé lors d'une intervention devant le CES à Paris.

Outre la disparition de cette "grande machine à pondre des rapports", qui coûte 40 millions d'euros par an au contribuable (sans compter ses antennes régionales) et dont la véritable fonction est, selon elle, "de placer ses amis et d'élargir son cercle amical", Mme Le Pen propose de réduire le nombre des parlementaires dès les législatives qui suivront celles de 2012.

"Il y a 50 ans, en 1962, il y avait 482 députés contre 577 aujourd'hui, et 274 sénateurs contre 348 aujourd'hui. Je veux revenir à ces proportions", proches de celles de l'Allemagne, a-t-elle dit devant la presse. "Nous passerions ainsi de 925 à 750, soit une économie de 175 parlementaires et de l'ensemble des coûts afférents".

La candidate du FN à l'élection présidentielle a d'autre part demandé au Sénat de "rendre à l'Etat la moitié de sa cagnotte, dont le montant s'élève à 1,310 milliard d'euros". Elle s'est également prononcée pour le plafonnement à 5.000 euros brut mensuels de la retraite des parlementaires et une diminution de 50% des indemnités des conseillers régionaux.

Soucieuse de "combler le fossé entre des élites épargnées et un peuple affligé, Marine Le Pen propose aussi un alignement du salaire du président de la République, du Premier ministre et des autres membres du gouvernement sur celui des parlementaires.

Enfin, dans un souci de transparence et de contrôle des dépenses de ces "notables", elle préconise "la publication sur Internet des notes de frais des élus, des ministres et de l'ensemble des chefs de l'administration de l'Etat et des collectivités territoriales".

"Chacun doit participer à l'effort national et celui-ci doit être mieux réparti", a-t-elle conclu. "Voilà l'engagement que je prends pour une République vraiment transparente, un République rigoureuse et exemplaire, en rupture avec l'affaissement de la morale publique de ces dernières années". AP

tl/mw

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