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Les députés québécois retournent au Parlement accompagnés de rumeurs d'élections

13/02/2012 05:22 EST | Actualisé 14/04/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Les députés feront leur rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale, mardi, dans un contexte de rumeurs d'élections.

Même si le premier ministre Jean Charest a tenté la semaine dernière de les atténuer, tous les partis sont sur le qui-vive.

Multipliant les apparitions publiques au cours des dernières semaines, M. Charest a néanmoins continué lundi d'affirmer que des élections ne sont pas au programme.

«On est loin d'une décision d'une campagne électorale, a-t-il dit lors d'un point de presse. Pas de campagne de programmée.»

En marge d'un événement portant sur son projet-phare, le Plan Nord, M. Charest a répété que sa priorité pour la rentrée parlementaire est l'économie.

La semaine dernière, M. Charest a affirmé qu'il n'a pas l'intention de convoquer les Québécois aux urnes avant le 21 avril prochain.

Les prochains sondages seront néanmoins déterminants pour savoir si la Coalition avenir Québec (CAQ), le nouveau parti de François Legault, se maintient en tête des intentions de vote _ ainsi que dans l'électorat francophone, qui fait défaut aux libéraux.

Sur le plan législatif, avec la reprise des travaux parlementaires, le gouvernement souhaite faire adopter un projet de loi qui créera la Société du Plan Nord ainsi qu'un autre qui réformera la législation encadrant le secteur minier.

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, déposera aussi mardi un projet de loi pour lutter contre l'intimidation.

Quant au budget, le ministre des Finances Raymond Bachand a affirmé la semaine dernière qu'il sera déposé à la fin du mois de mars, après une pause de deux semaines durant laquelle les députés doivent se consacrer à leurs tâches en circonscription.

Les travaux reprennent donc mardi pour un premier tour de chauffe de trois semaines, qui sera marqué par l'entrée en scène des neuf membres du caucus de la CAQ.

Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, décidera mardi si la nouvelle formation, qui regroupe quatre adéquistes, trois ex-péquistes et deux ex-indépendants, peut recevoir le statut de groupe parlementaire.

Pour être reconnu, ce qui donne accès à des budgets de recherche et permet de disposer d'un temps de parole, un groupe parlementaire doit compter 12 députés ou avoir obtenu 20 pour cent des suffrages à la dernière élection générale.

La chef péquiste Pauline Marois s'est exprimée contre cette reconnaissance, tandis que le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a émis des réserves quant aux budgets qui pourraient être consentis.

En revenant à l'Assemblée nationale, Mme Marois tentera de capitaliser sur le calme retrouvé au sein de son caucus, après des mois de luttes intestines qui ont miné son leadership.

La chef péquiste a indiqué que son discours portera sur l'économie et la défense de la langue française à Montréal.

Mme Marois souhaite aussi bonifier le projet de loi sur le secteur minier en ajoutant une augmentation des redevances.

De son côté, Québec solidaire a révélé la semaine dernière que ses trois dossiers prioritaires seront les ressources naturelles, les régimes de retraite et les frais de scolarité.

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