Les étudiants québécois se mettraient en grève le 20 février

Etudiants Montreal

Première Publication: 13/02/2012 15:13 Mis à jour: 13/02/2012 20:45

MONTRÉAL - Après les coups de semonce, la charge. Quelques dizaines de milliers d'étudiants devraient débrayer dès le début de la semaine prochaine pour tenter de faire plier le gouvernement Charest sur la hausse des droits de scolarité.

Les préparatifs ont pris de la vitesse la semaine dernière. Un peu plus 20 000 étudiants ont voté en faveur d'un débrayage illimité.

La plupart de ces mandats de grève devraient se concrétiser à partir de lundi prochain, le 20 février, a indiqué Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante.

«Ça devrait prendre beaucoup d'ampleur à partir de la semaine prochaine, a prédit le leader étudiant. Si j'étais la ministre de l'Éducation j'aurais peur parce que c'est vraiment une question de jours et de semaines avant que le système d'éducation au Québec ne soit sérieusement paralysé.»

Quelques associations étudiantes plus convaincues, notamment à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et à l'Université Laval (UL), ont déjà déclenché la grève ou le feront dès ce lundi ou ce mardi.

Quelque 500 étudiants en sociologie et en service social de l'UL ont été les premiers à débrayer. Lundi après-midi, les étudiants en science politique et en droit de l'UQAM (2100 membres) ont décidé de boycotter leurs cours à partir de mardi matin, tout comme ceux en sciences humaines (4600 membres). Leurs collègues en art (3600 membres) pourraient les imiter rapidement.

D'ici au 20 février prochain, M. Nadeau-Dubois promet «une semaine agitée» remplie d'actions et de coups d'éclat à la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp. Le Centre de commerce mondial, qui abrite notamment les bureaux montréalais du ministre québécois des Finances, Raymond Bachand, devrait être pris d'assaut par les étudiants jeudi prochain. D'autres assemblées générales de grève auront aussi lieu, notamment au sein de cégeps montréalais.

Gabriel Nadeau-Dubois se dit confiant de voir le mouvement de grève partir en lion.

«Si on prend le pouls de ce qui se passe sur les campus, c'est très, très encourageant», a-t-il affirmé, spécifiant toutefois que le souhait des étudiants est de retourner sur les bancs d'école dès que possible.

«On a fait une demande formelle de rencontre le 27 (janvier), on n'a toujours pas eu de réponse. On espère que la grève va durer le moins longtemps possible et que la ministre va accepter de discuter le plus rapidement possible», a-t-il dit.

Au printemps dernier, le gouvernement Charest a annoncé qu'il haussera les droits de scolarité universitaires de 325 $ par année de 2012 à 2017. À terme, cette partie de la facture étudiante passera d'environ 2200 $ à 3800 $ par année, mais demeurera parmi les moins chères au pays.

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Publié par Geoffrey Dirat  | 
 
 
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09:53 sur 14/02/2012
Bonjour,

J'étais présent pour la marche des 103 millions en 2005. Le gouvernement Libéral a reculé cette année-là. Je termine un doctorat en sciences pures, je suis endetté de 25 000 $, et le gouvernement ne me trouvera pas d'emploi, c'est à moi de le faire.

Je suis contre la grève parce qu'on y joue sa session. Je suis pour la grève parce que le gouvernement n'entend rien. À ceux qui pensent que le système universitaire est mal orchestré en argent, je vous répondrai que nous sommes les premières génération à sortir de l'Université public du Québec. Que nos familles ne sont PAS TOUTES en moyens. Le projet de société c'est: «on a des cerveaux, on veut s'en servir». On est presque rendu à la fin d'un cycle. Sur 50 ans.

Après, le QI comme le revenu par famille devrait augmenter. Après, nous aiderons nos enfants à éviter d'emprunter. Il est primordial que l'ÉTAT reconsidère sa position et renverse la vapeur pour qu'il en coûte moins. L'école c'est plus qu'un droit, c'est notre Salut en tant que peuple.
P.T.Simard
21:13 sur 13/02/2012
Il faut accepter plus d'étudiants étrangers qui paient 5 fois plus chers leur université
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ethrop
micro-bio-tic
22:08 sur 13/02/2012
Les pays francophones ne bénéficiant pas d'une entente de réciprocité sont très rares. Il n'y a pas de marché puisque les français paient ici le même prix que les étudiants québecois... et il y en a de plus en plus, et ils sont très contents d'être ici puisqu'ils reçoivent une éducation dont il ne pourrait rêvé en France...
22:21 sur 13/02/2012
Détrompez vous il n'y a pas que des étudiants français dans nos universités

les autres (autres que français puisqu'il y a une entente france-québec) paient 5 fois le prix d'un étudiants québécois
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Franois Ricard
François Ricard
20:18 sur 13/02/2012
L’éducation est un droit et non un privilège.

Avec les frais universitaires, l'éducation n’est pas un service public mais un investissement privé qui doit être considéré comme n’importe quelle marchandise commerciale et indexée au panier de consommation.
La hausse des frais de scolarité en Grande-Bretagne et au Canada anglais s’est traduit par une hausse de l’endettement, une baisse de la fréquentation scolaire et une diminution dans la qualité de l’enseignement. Si ce sont les valeurs que nous recherchons, doublons alors les frais de scolarité. Nous atteindrons notre objectif beaucoup plus vite.
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ethrop
micro-bio-tic
22:17 sur 13/02/2012
Considérant que tous le monde peut avoir accès à l'éducation supérieure avec un régime de prèts-bourses comment est-ce que l'éducation est un privilège? Les hausses de frais de scolarité au Canada anglais (où au Canada anglais?) se sont traduit par une baisse de fréquentation? Des références svp! Une diminution de la qualité de l'enseignement? Où exactement et selon qui? Quand on veut discuter sérieusement il faut avoir les chiffres en main et voir au-delà des clichés. Or vous ne semblez pas les avoir. Je pense que votre point de vue carbure un peu trop sur les lieux communs!
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Enlightened22
Deviens qui tu es.
19:30 sur 13/02/2012
Il est grand temps que les tarifs reflètent les vrais coûts de l'éducation offerte. Adaptez les tarifs aux salaires moyens payés pour chaque profession future. Ainsi, un futur professeur de secondaire paierait beaucoup moins qu'un futur médecin ou avocat.
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ethrop
micro-bio-tic
22:18 sur 13/02/2012
absolument. fnf
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Franois Ricard
François Ricard
18:51 sur 13/02/2012
110 milliards de dollars pour tanks, camions ,fournitures militaires
35 milliards de dollars pour des F-35
21 milliards pour des navires
19 milliards pour des prisons
110 millions investis à date dans la guerre en Afghanistan.
Toutes des choses dont le Québec ne veut pas. Indépendant, il pourrait récupérer entre 35 et 40 milliards de dollars.Suffisamment d'argent pour avoir la scolarité universitaire gratuite pour 25 à 30 ans.
Alors que dans 25 ans, ou même avant, il faudra dépenser au moins le double juste pour renouveler cet armement acheté à crédit.
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ethrop
micro-bio-tic
19:43 sur 13/02/2012
La gratuité scolaire universitaire n'est pas une solution. Demandez à n'importe quel étudiant français. Les armements sont effectivement des dépenses frivoles mais qui sont tout de même en partie nécessaires (Québec indépendant ou pas). Il y a bien d'autre services sociaux qui ont aussi besoin d'être soutenus, notamment la santé.

En passant, le Canada a un budget militaire de 21 milliards par année, incluant les dépenses d'infrastructure et d'équipement. Vos chiffres sont complètement dans le champs. Un conseil: toujours s'assurer que les chiffres donnés en appui à un argument sont bien réel. Vous avez l'internet pour répondre à vos questions. Pas d'excuses.
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Franois Ricard
François Ricard
20:10 sur 13/02/2012
Les chiffres que je cite sont ceux des projets gouvernementaux pour les prochaines années, les investissements annoncés qui vont s'ajouter aux dépenses courantes.
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PG13
18:49 sur 13/02/2012
Ceux qui double ou re-double devraient payer le double
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superfreak60
Hello Sexy Poupée.
19:30 sur 13/02/2012
Attention tu vas te tromper dans tes chiffres.
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PG13
20:08 sur 13/02/2012
c'est pour ca que je ne suis pas un homme d'affaires. Et voila mon affaire
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Franois Ricard
François Ricard
18:40 sur 13/02/2012
L'accès à l'université devrait être accordé à ceux qui ont le talent et les aptitudes nécessaires pour réussir, pauvres et riches.
À chaque étape, l'étudiant devrait être en mesure de démontrer qu'il maîtrise bien le sujet.
Nous avons trop d'étudiants qui, pendant des années, traînent sur les bancs de l'université uniquement parce qu'eux ou leurs parents ont les argents nécessaires à pareil farniente estudiantin.
Le public, qui fournit le gros des argents aux universités, devraient imposer à celle-ci un double système comptable: un pour l'enseignement et la recherche pure et un autre pour la recherche appliquée qui profite surtout aux entreprises. Cette recherche appliquée accapare presque la moitié du budget mais ne représente que 1% des revenus.
Il faut aussi revoir le financement public. Bon an mal an, 35% des argents publics vont pour les universités anglophones.La population anglophone, comprenant les transferts allophones, ne représente que 20% de la population..
A-t-on vraiment besoin de trois universités anglophones? D'où viennent ces étudiants? D'ailleurs: de l'Ontario, de Colombie-Britannique, d'autres provinces, d'autres pays.
Nous subventionnons des étudiants étrangers et nous n'avons pas assez d'argent pour les nôtres.
Chaque année, il y a des dizaines de médecins diplômés de McGill qui ne restent pas au Québec. Bien sûr, ils ne font que retourner chez eux. C'est normal. Nous ferions de même.
Et ce n'est pas une hausse des frais de scolarité pour les nôtres qui va y changer quelque chose.
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PG13
18:06 sur 13/02/2012
bébés gâtés! des UQAMeux
17:58 sur 13/02/2012
Comment peut-on associer "Quelques" et "dizaines de milliers" sans donner l'impression de minimiser l'importance de la chose?

Comment peut-on affirmer "cette partie de la facture étudiante passera d'environ 2200 $ à 3800 $ par année, mais demeurera parmi les moins chères au pays." et affirmer notre neutralité quant à la chose?

Les agences de presse ont leurs biais, certes, mais avant de republier leurs articles à qui mieux-mieux, ne devrait-il pas être du devoir du Huffington Post de s'assurer que le vocabulaire employé est aussi neutre que se prétend le média...
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ethrop
micro-bio-tic
19:29 sur 13/02/2012
Est-il faux de dire que les frais de scolarité resterons les plus bas au Canada (pour ne pas dire en Amérique du Nord) APRÈS l'augmentation qui vient?
23:00 sur 13/02/2012
Voir ma réponse @Enlightened22 ;)
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Enlightened22
Deviens qui tu es.
19:32 sur 13/02/2012
A) quelques dizaines est l'expression adéquate pour suggérer un chiffre entre 20 000 et 40 000.
B) Les tarifs resteront les moins chers.

Vos réactions témoignent d'un déni de la réalité lorsque les choses ne sont pas à votre goût.
22:48 sur 13/02/2012
Le diable est dans les nuances.

J'aurais préféré que le nombre d'étudiants soit précisé, afin d'éviter d'opposer "quelques" qui sémantiquement signifie "peu" à "dizaines de milliers", l'effet connotatif étant contre-indicatif de l'échelle du nombre. Notez que l'emploi de "plusieurs" en lieu de "quelques" aurait créé l'effet inverse et est aussi à éviter.

Quant aux tarifs, l'emploi de la conjonction "mais" a pour effet de diminuer l'importance de ce qui vient d'être énoncé puisqu'elle a intrinsèquement pour effet d'opposer ce qui précède à ce qui suit.

Prenez par exemple la formulation "À terme, cette partie de la facture étudiante passera d'environ 2200 $ à 3800 $ par année. CE FAISANT, elle demeurera parmi les moins chères au pays." L'information est tout aussi complète, ce qui est évidemment un des buts recherchés, mais elle n'a plus pour effet de diminuer l'importance relative de l'énoncé factuel précédent.

Bien à vous,
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superfreak60
Hello Sexy Poupée.
17:54 sur 13/02/2012
Ils ont raison de faire la grève. Appauvrir encore plus les étudiants c'est mettre en danger notre économie basée sur le savoir.

Qu'on arrête de baisser les impôts de plus riches et des multinationales et qu'on réaligne nos priorités pour favorisé les jeunes a étudier le plus longtemps possible.
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ethrop
micro-bio-tic
22:05 sur 13/02/2012
Les impôts provinciaux n'ont pas baissé. Ils ont augmenté. Les impôts corporatifs sont les mêmes depuis depuis belle lurette et sont au même niveau que l'Ontario. Le Québec est la société la plus taxée en Occident. Oui, plus que les pays scandinaves.

SI le taux de diplômation était plus élevé qu'il ne l"est présentement, on pourrait considérer étendre l'accessibilité. Or ce n'est pas le cas. Beaucoup trop d'étudiants traînent à l'université sans rien apprendre.
17:38 sur 13/02/2012
Ces jeunes gâtés par le système ne sont pas crédibles
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ethrop
micro-bio-tic
16:18 sur 13/02/2012
Comment se tirer dans le pied en une leçon facile.
0 sympathie de la part du public.
En dollars constants, les étudiants paient 40% moins cher aujourd'hui pour leurs études qu'en 1972.

Les seuls perdants de ce mouvement: les étudiants.