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Cameron et Salmond discutent des modalités pour le référendum écossais

13/02/2012 01:58 EST | Actualisé 14/04/2012 05:12 EDT

LONDRES - Le premier ministre britannique David Cameron rencontrera cette semaine le leader écossais Alex Salmond pour discuter des modalités du référendum qui pourrait mener à l'indépendance de l'Écosse.

Les deux hommes doivent se rencontrer jeudi. Ils discuteront notamment du moment de la tenue du vote.

Le parti de M. Salmond milite depuis des années pour que l'Écosse quitte le Royaume-Uni et fasse cavalier seul pour la première fois en plus de 300 ans.

M. Salmond espère organiser ce référendum en septembre 2014. Un vote en faveur du «oui» mènerait à l'indépendance et à l'élection, en mai 2016, d'un parlement écossais. M. Cameron et d'autres leaders opposés à l'indépendance souhaitent un vote plus hâtif, puisque des sondages démontrent que seulement le tiers des Écossais sont actuellement en faveur du projet.

L'Écosse et l'Angleterre s'étaient unies en 1707 pour former la Grande-Bretagne, mais l'Écosse a obtenu un fort degré d'autonomie après la création d'un parlement écossais à Édimbourg en 1997. Sa législature gère l'éducation, la santé et la justice, et peut apporter des changements mineurs à l'impôt sur le revenu.

Toutefois, Londres a conservé la main-mise sur tous les sujets qui touchent la Grande-Bretagne — y compris la défense, l'énergie et les relations étrangères.

M. Salmond a rencontré lundi Michael Moore, le ministre britannique responsable de l'Écosse, et a reconnu que plusieurs pommes de discorde persistent entre les deux camps. Le gouvernement britannique et l'administration écossaise ne s'entendent ainsi pas sur l'octroi du droit de vote aux jeunes de 16 et 17 ans et sur la question qui devrait être présentée aux Écossais.

M. Salmond a déjà laissé entendre que les Écossais, en plus du «oui» et du «non», pourraient être confrontés à une troisième possibilité, celle d'une autonomie rehaussée et de pouvoirs d'imposition plus importants pour le gouvernement écossais. Londres s'oppose à une telle éventualité.

M. Salmond maintient que l'indépendance complète, qui créerait un pays souverain de cinq millions d'habitants, mènerait à une plus grande prospérité, en plus de permettre à l'Angleterre et à l'Écosse de mieux veiller à leurs intérêts nationaux.

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