Anglais intensif en 6e année: les comités de parents ont de sérieuses réserves

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ANGLAIS 6E ANNEE QUEBEC CONTROVERSE
L'enseignement intensif de l'anglais en 6e année continue de faire des vagues au Québec. (Photo Archives, AP) | ap

QUÉBEC - La décision du gouvernement d'imposer l'enseignement intensif de l'anglais en 6e année continue de faire des vagues.

Lundi, c'était au tour de la Fédération des comités de parents d'émettre de sérieuses réserves relativement au projet qui entre en vigueur graduellement d'ici 2016 à travers tout le Québec.

Le gouvernement prévoit que les élèves de 6e année du primaire devront donc assimiler la matière de toute l'année scolaire durant un seul semestre, puis consacrer tout l'autre semestre exclusivement à l'apprentissage de l'anglais, à raison de 400 heures au total.

Sur le principe, la fédération se dit d'accord avec la décision, mais elle tient à ce que son application soit modulée selon les besoins de chaque école. C'est le conseil d'établissement de l'école, constitué en partie de parents d'élèves, qui devrait, selon elle, choisir et adapter le modèle d'implantation à privilégier.

En somme, les comités de parents estiment que Québec doit faire preuve de souplesse pour assurer le succès de ce changement majeur.

On note par exemple que, pour diverses raisons, certaines écoles pourraient avoir besoin de quelques années supplémentaires à ce qui est prévu pour implanter cette nouvelle façon de fonctionner.

Les parents demandent notamment que Québec tienne compte du fait que de nombreux élèves ont des besoins particuliers et des difficultés d'apprentissage.

Et ils souhaitent que Québec évalue le programme après trois ans, pour voir s'il répond véritablement aux attentes et va dans la bonne direction.

«C'est quoi les conditions gagnantes?», s'interroge le président de l'organisme, Gaston Rioux, en faisant valoir que les bons coups observés dans certaines écoles devraient servir d'exemple aux autres, au terme de cette période d'essai de trois ans. «Ils méritent d'être diffusés dans les autres milieux», a-t-il dit, en entrevue téléphonique, persuadé que c'est la meilleure façon d'assurer la réussite du projet.

«Si ça prend plus de temps, prenons plus de temps. Si ça prend plus de ressources, prenons plus de ressources», commente M. Rioux, qui exhorte la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, à faire preuve de plus de souplesse.

La position de la fédération s'appuie notamment sur un sondage mené auprès de 577 parents, afin de connaître et préciser leurs préoccupations par rapport à ce projet.

Cette position est plus nuancée que celle défendue par d'autres intervenants qui eux réclament un moratoire dans le dossier.

La semaine dernière, le Parti québécois demandait à la ministre Beauchamp de suspendre l'application du programme d'apprentissage intensif de l'anglais en 6e année.

L'opposition officielle joignait ainsi sa voix à la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) et à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), toutes les deux très critiques envers le projet et sa façon d'être implanté dans les écoles.

Le premier ministre Jean Charest avait annoncé l'implantation de cette mesure dans son discours inaugural, en février 2011.

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