Anglais intensif en 6e année: les comités de parents ont de sérieuses réserves

Anglais 6e Annee Quebec Controverse

Première Publication: 13/02/2012 11:42 Mis à jour: 13/02/2012 20:43

QUÉBEC - La décision du gouvernement d'imposer l'enseignement intensif de l'anglais en 6e année continue de faire des vagues.

Lundi, c'était au tour de la Fédération des comités de parents d'émettre de sérieuses réserves relativement au projet qui entre en vigueur graduellement d'ici 2016 à travers tout le Québec.

Le gouvernement prévoit que les élèves de 6e année du primaire devront donc assimiler la matière de toute l'année scolaire durant un seul semestre, puis consacrer tout l'autre semestre exclusivement à l'apprentissage de l'anglais, à raison de 400 heures au total.

Sur le principe, la fédération se dit d'accord avec la décision, mais elle tient à ce que son application soit modulée selon les besoins de chaque école. C'est le conseil d'établissement de l'école, constitué en partie de parents d'élèves, qui devrait, selon elle, choisir et adapter le modèle d'implantation à privilégier.

En somme, les comités de parents estiment que Québec doit faire preuve de souplesse pour assurer le succès de ce changement majeur.

On note par exemple que, pour diverses raisons, certaines écoles pourraient avoir besoin de quelques années supplémentaires à ce qui est prévu pour implanter cette nouvelle façon de fonctionner.

Les parents demandent notamment que Québec tienne compte du fait que de nombreux élèves ont des besoins particuliers et des difficultés d'apprentissage.

Et ils souhaitent que Québec évalue le programme après trois ans, pour voir s'il répond véritablement aux attentes et va dans la bonne direction.

«C'est quoi les conditions gagnantes?», s'interroge le président de l'organisme, Gaston Rioux, en faisant valoir que les bons coups observés dans certaines écoles devraient servir d'exemple aux autres, au terme de cette période d'essai de trois ans. «Ils méritent d'être diffusés dans les autres milieux», a-t-il dit, en entrevue téléphonique, persuadé que c'est la meilleure façon d'assurer la réussite du projet.

«Si ça prend plus de temps, prenons plus de temps. Si ça prend plus de ressources, prenons plus de ressources», commente M. Rioux, qui exhorte la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, à faire preuve de plus de souplesse.

La position de la fédération s'appuie notamment sur un sondage mené auprès de 577 parents, afin de connaître et préciser leurs préoccupations par rapport à ce projet.

Cette position est plus nuancée que celle défendue par d'autres intervenants qui eux réclament un moratoire dans le dossier.

La semaine dernière, le Parti québécois demandait à la ministre Beauchamp de suspendre l'application du programme d'apprentissage intensif de l'anglais en 6e année.

L'opposition officielle joignait ainsi sa voix à la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) et à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), toutes les deux très critiques envers le projet et sa façon d'être implanté dans les écoles.

Le premier ministre Jean Charest avait annoncé l'implantation de cette mesure dans son discours inaugural, en février 2011.

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QUÉBEC - La décision du gouvernement d'imposer l'enseignement intensif de l'anglais en 6e année continue de faire des vagues.Lundi, c'était au tour de la Fédération des comités de parents d'ém...
QUÉBEC - La décision du gouvernement d'imposer l'enseignement intensif de l'anglais en 6e année continue de faire des vagues.Lundi, c'était au tour de la Fédération des comités de parents d'ém...
Publié par Patrick White  | 
 
 
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17:34 sur 13/02/2012
L'anglais devrait s'enseigner dès la première année scolaire
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
PG13
18:53 sur 13/02/2012
Oui, les langues s’apprennent mieux a l'age de petit enfance. Les années du développement de communication chez les petits
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Karl Bertrand
17:29 sur 13/02/2012
Je crois que c'est une très bonne mesure, j'ai moi même fais partie d'une classe pilote d'enseignement intensif anglais, en région. Cela a très bien fonctionné. On parle des fédérations de parents, des comités de faiseux, des différents paliés politiques et des syndicats, mais quelqu'un a t'il déjà penser à demander l'opinion des enfants?
16:44 sur 13/02/2012
A cette minute 100 millions de Chinois sont jeunes à apprendre l'anglais pour leur avenir dans les affaires. Il est de facto la langue des affaires et de la communication entre les pays de langues différentes.
16:42 sur 13/02/2012
C’est toujours drôle de lire les réflexions ou je devrais dire les objections sur de nouvelles initiatives que ce soit dans l’éducation ou la santé au Québec. Il y a toujours un syndicat derrière tout ça pour nous suggérer d’ajouter des ressources, des $$ et de prendre notre temps. Il me semble que la machine est devenue si grosse qu’elle ne veut plus rien mettre en place; vous avez perdu votre agilité mais en fait en avez–vous jamais eu?

Il faut vivre au Québec avec les yeux fermés sur le reste du monde, ou plus près de nous chez nos voisins des autres provinces ou les États-Unis. Il y a des gens dans cette province qui ne veulent pas que l’on s’extériorise voir apprendre l’anglais pour voir qu’ailleurs on paie moins d’impôts, que l’on a un meilleurs système de santé, de meilleurs systèmes d’éducation; p-e qu’ailleurs justement il ne passe pas leur temps à consulter les syndicats pour qu’il gère leur province ou états…

On doit faire des changements ou on perdra toute compétitivité avec un marché de plus en plus ouvert, nous ne serons encore que comme nous parents ou grands-parents de pauvres petits travailleurs avec un minimum d’éducation.

Ne pourrait-on pas voir un petit peu plus grand pour une fois?
16:17 sur 13/02/2012
Quelques réflexions:
Doit-on sacrifier notre culture et notre langue au profit de l'anglais ?

Peut-on penser à apprendre l'anglais à nos jeunes tout en conservant notre culture ? Je ne vois pas pourquoi un doit se faire au détriment de l'autre.

Est-ce que tous les Japonnais, Allemands, Chinois, Espagnols, etc.. parlent anglais ?

Je me dis que nous devons égoïstement apprendre l'anglais pour que cette langue puisse nous servir pour notre travail ou bien quand vient le temps de voyager, mais il est impératif de conserver notre culture, pourquoi tout sacrifier pour l'anglais ?

Pour notre culture personnelle apprendre une seconde langue, voir une troisième c'est génial!

Croyez-vous que les Japonnais, Allemands, etc... apprennent l'anglais et délaissent complètement leur langue et leur culture pour adopter la culture anglo saxonne, ceci m'étonnerait beaucoup surtout venant des Japonnais et des Allemands.

Il faut cesser de se sentir attaqué quand vient le temps d'aborder l'enseignement de l'anglais pour nos jeunes, mais il faut aussi refuser de s'effacer de la carte au profit de la culture anglo saxonne, nous pouvons exister sans que ça enlève quoique ce soit à personne.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
richard in obihiro
translator
20:17 sur 13/02/2012
Christian,
Je suis d'accord qu'il ''faut cesser de se sentir attaqué quand vient le temps d'aborder l'enseignement de l'anglais…'' mais je me pose aussi la question : En quoi apprendre l'anglais serait-il ''sacrifier notre culture et notre langue''?'

Je dirais, au contraire. Bien connaître l'anglais est essentiel pour apprendre à reconnaître les différences de structure entre cette langue et la nôtre, et pour apprendre à ne pas construire des phrases anglaises avec des mots français, des phrases du genre ''apprendre (…) à nos jeunes… ''

Est-ce que les Japonais, Allemands, Chinois, Espagnols… parlent anglais?
J'habite au Japon depuis 5 ans, et je peux donc affirmer que pour les Japonais, la réponse est non; ils ne parlent effectivement pas l'anglais, même si réussir l'examen d'anglais est une condition sine qua non d'entrée à l'université…
Mais les Allemands, si, et très bien (en fait, il est difficile d'avoir une conversation en allemand avec des Allemands… dès que vous ouvrez la bouche, ils savent que vous n'êtes pas Allemand et passent automatiquement à l'Anglais. Mais ils ne craignent pas de perdre leur culture pour autant.
21:11 sur 13/02/2012
C'était le but de mon propos, on peut apprendre l'angais sans perdre notre culture et notre langue mais on dirait que pour plusieurs c'est ce qui risque d'arriver, quant à moi ça va arriver seulement si on le veut.

Aussi à entendre et lire certains commentaires c'est ce qui devrait arriver, s'effacer de la carte pour devenir anglo saxon.

Il faut respirer par le nez et aller de l'avant pour le bien de nos jeunes.
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yannb
Noblesse oblige
14:39 sur 13/02/2012
Les gosses de nos jours apprennent l'Anglais sur le net. Et ça suffit amplement. Que les petits anglophones apprennent le Français. Non à la dictature de la culture unique.
15:28 sur 13/02/2012
Au Québec, 61% des francophones sont bilingues contre 91% des anglophones. Apprendre une autre langue est un rêve pour beaucoup de gens, mais pas au Québec, où nous savons mieux que tout le monde.
20:40 sur 13/02/2012
c'est insultant tes remarque. ignorant aussi
13:46 sur 13/02/2012
Qu'on enseigne l'anglais intensif aux enfants normaux et l'anglais progressif étalé sur plus d'années à ceux qui ne peuvent apprendre normalement.
Il est important que la majoritée des élèves ne soit pas pénalisée par les plus faibles.
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rick van l
vite et bien fait
13:41 sur 13/02/2012
En france, la question ne se pose pas, vous avez intérêt, a parler écrire anglais
si vous voulez continuer vos études , du surment a l europe sans frontière des anglos
saxons ! l amérique est trop loin on ne pense pas parler américain
dailleurs les usa c' est l amérique. le reste n est qu européen!
oh my god ils en sont encore avec le québec libre !
13:57 sur 13/02/2012
Bien sur, les jeunes Francais suivent des cours d'anglais intensif en 6ème année... et quoi encore ?
13:16 sur 13/02/2012
Le PQ et ses élites unilingues, syndicales, associatives ou autres s'en prennent constamment à l'envahissement des autres cultures, à la menace du multilinguisme, aux grands frères de gouvernement supérieurs, notamment le fédéral, aux forces occultes de la mondialisation; pour mener leurs attaques ils s'adossent à des principes immuables comme la défense des valeurs profondes et l'âme du peuple.
Ne trouvez vous pas que notre noyau dur nationaliste ressemble de plus en plus à un émule du Tea Party américain? Savoir l'anglais les aiderait à y voir clair.
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PG13
16:10 sur 13/02/2012
en matiere de race, langue et culture. Le PQ est pareille que les Republicans
12:51 sur 13/02/2012
Le PQ est contre un programme d'anglais? Je n'aurai jamais crû ça! Voyons, si les jeunes apprenent la langue de l'enemi mortel du PQ, ils ne seront pas aussi facilement convaincus que les anglos sont la menace ultime à notre société. Ce qui est drôle dans cette situation, c'est qu'un bon nombre des enfants des Péquistes font leurs études en anglais, aux états-unis ou dans le cas du fammeux Parizeau; à Oxford, en Angleterre.
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yannb
Noblesse oblige
14:43 sur 13/02/2012
Chacun voit midi à sa porte. Dans l'état actuel des choses, l'Anglais sera bientôt supplanté par les langues venues de Chine. C'est une question de quelques décennies. Je préfère que mes gosses fassent des maths intensives à l'école. Les filières scientifiques sont de loin les plus prisées. Quant à l'Anglais, ils l'apprendront sur le tas. Sur le web par exemple, ou en écoutant de la musique. Ca rentrera tout seul. Contrairement aux sciences.
15:33 sur 13/02/2012
Faut pas oublier l'Espagnol... Près de 40 millions d'Américains parlent l'Espagnol (400 millions dans les Amériques), et le chiffre ne fait que grimper. Il y a quelques années, en Floride, une femme de ménage noire unilingue anglaise, a perdu son travail parce-qu'elle ne parlait pas l'espagnol... Avez vous remarqué qu'on entends souvent parler l'espagnol au Québec?
15:42 sur 13/02/2012
C'est vrai que les sciences ne font pas souvent sujet des chansons populaires de nos jours. Mais dans le monde d'affaires, que ca soit l'anglais ou le francais, il y'a une difference entre une langue et un vocabulaire professionel et une langue appris sur le tas.