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Algérie: décès du général Mohamed Lamari, figure militaire de la lutte contre le terrorisme

13/02/2012 09:18 EST | Actualisé 14/04/2012 05:12 EDT

Le général de corps d'armée Mohamed Lamari, une des figures majeure de l'aile dite "éradicatrice" de l'armée algérienne contre le terrorisme islamiste, est décédé lundi à l'âge de 73 ans, à Biskra (450km au sud d'Alger), a annoncé l'agence APS, citant la famille du défunt.

Reconnaissable par sa carrure imposante et sa bonhomie, cet ancien officier de l'armée française avait rejoint les rangs de l'armée de libération algérienne et été formé également après l'indépendance de l'Algérie à l'académie militaire de Moscou. Il faisait partie des généraux "janviéristes", qui avaient pris la décision d'interrompre le processus électoral en janvier 1992 pour barrer la route du pouvoir au FIS (Front islamique du Salut), qui venait de rafler la majorité des sièges au premier tour des premières élections législatives pluralistes en Algérie.

Avant d'être nommé en 1993 à la tête de l'état-major de l'armée algérienne, au moment où l'Algérie venait de basculer dans la violence islamo-terroriste, le général Mohamed Lamari était passé par différents grades de la hiérarchie militaire.

Résolument engagé dans la lutte anti-terroriste, le défunt avait notamment piloté la création d'une force anti-terroriste d'élite, forte de 15.000 hommes, pour traquer les maquis islamistes. En 2004, le général Lamari avait démissionné de son poste à l'état-major de l'armée, peu après l'élection du président Abdelaziz Bouteflika pour un deuxième mandat, officiellement pour "des raisons de santé".

La démission de ce partisan de ce que la presse algérienne appelait "le tout sécuritaire" avait été perçue alors comme une prise de distance par rapport à la politique de main tendue à l'égard des islamistes de la part du président Bouteflika, favorable à une solution politique. AP

xoao/sb

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