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Les médias ethniques veulent du financement fédéral et provincial

12/02/2012 03:06 EST | Actualisé 13/04/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le secteur de la presse ethnique au pays tâchera d'obtenir un appui financier des plus hauts niveaux du gouvernement pour améliorer sa solidité financière et ses pratiques journalistiques.

Alors que les publications dans des langues autres que l'anglais et le français demeurent inconnues de la majorité de Canadiens, leur lectorat combiné se chiffre dans les millions de personnes, soit davantage que les quotidiens les plus importants du pays.

Les médias ethniques ont également de l'influence au bureau du premier ministre, où, plus que jamais, l'industrie est vue comme un moyen discret de rejoindre les électeurs des minorités ethniques.

Les journaux et magazines ethniques, souvent gérés par une seule personne et rédigés dans les maisons de nouveaux immigrants, espèrent désormais gagner en expérience et en influence.

La personne représentant 540 de ces publications affirme que plusieurs éditeurs fonctionnent avec des budgets très restreints et doivent encore en apprendre beaucoup sur le Canada

Thomas Saras dit toutefois avoir un plan pour améliorer la situation.

Son but est de s'assurer que les éditeurs apprennent leurs droits journalistiques et augmentent leur rentabilité, et il compte sur l'appui du premier ministre Harper, en plus de celui des premiers ministres ontarien, britanno-colombien et québécois.

M. Saras, le président du National Ethnic Press and Media Council of Canada, demandera jusqu'à 300 000 $ pour aider à financer un congrès de trois jours qui permettra l'embauche de professeurs d'université pour former les gens responsables des médias ethniques.

Il sera muni de ce qu'il qualifie de premier rapport socio-économique du secteur, un document devant être publié prochainement qui recommande que les membres du domaine reçoivent une formation sur des sujets comme le monde des affaires et le marketing. Un autre objectif de cette formation serait d'aider les journalistes et éditeurs à éviter les problèmes juridiques, dont les poursuites pour diffamation.

Il dit avoir confiance que les politiciens leur prêteront main forte, particulièrement les conservateurs fédéraux qui, dit-il, portent davantage attention au secteur que les gouvernements précédents.

Le gouvernement Harper comprend d'ailleurs que les médias ethniques offrent un public captif puisque les nouveaux venus au pays se fient beaucoup sur eux s'ils ne parlent pas anglais ou français.

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