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Le président tunisien à Alger pour une visite de deux jours

12/02/2012 08:17 EST | Actualisé 13/04/2012 05:12 EDT

Le président tunisien Moncef Marzouki a entamé dimanche une visite officielle de deux jours en Algérie, achevant une tournée du Maghreb qui l'a auparavant mené au Maroc, puis en Mauritanie. Accueilli à l'aéroport d'Alger par son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika et le Premier ministre Ahmed Ouyahia, M. Marzouki a notamment placé ce déplacement sous le signe de la relance de l'Union du Maghreb arabe (UMA) et de la coopération régionale en matière de sécurité.

M. Marzouki, après un premier tête-à-tête avec M. Bouteflika, s'est ensuite rendu, selon l'usage protocolaire, au Sanctuaire des martyrs sur les hauteurs d'Alger pour se recueillir à la mémoire de combattants de la guerre d'indépendance algérienne.

A la veille de sa visite, le chef de l'Etat tunisien avait confié à l'agence officielle algérienne APS que les attentes de son pays vis-à-vis de l'Algérie étaient "très importantes" et qu'il se déplaçait également "avec quelques idées de développement conjoint".

"Ma visite est symbolique dans la mesure où j'ai vécu avec l'Algérie dans le sang lorsque j'étais enfant. Mon père a été un activiste impliqué dans le soutien à la guerre de libération" algérienne, a-t-il aussi noté sur un plan plus personnel.

Evoquant la situation socio-économique après la Révolution de jasmin, M. Marzouki a observé que son pays traversait "une très grave crise économique et sociale. Les poches de pauvreté se trouvent essentiellement dans les régions de nos frontières ouest et sud".

Au sujet du règlement de la situation des 15.000 Algériens établis en Tunisie, confrontés à des problèmes administratifs, il s'est engagé à s'en occuper "personnellement". "Le dossier est sur mon bureau. Mon conseiller diplomatique est chargé de suivre cette affaire. Vous connaissez les problèmes de la bureaucratie, mais je peux vous assurer que la volonté politique va être plus forte que la résistance de la bureaucratie (...) Dans le courant de cette année, tout sera réglé", a assuré l'ex-opposant à Zine El Abidine Ben Ali.

Sur le plan de la coopération sécuritaire, le nouveau président tunisien a mis en relief la coordination entre les armées des deux pays, notant que, "depuis plusieurs années, ces deux institutions sont à pied d'oeuvre. Cependant, la nécessité se fait sentir pour les cinq pays maghrébins (...) de coordonner leurs actions pour sécuriser cette région qui est menacée par l'infiltration terroriste", notamment en raison de la particularité géographique de cette zone "vaste et désertique". AP

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