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Grèce: des milliers de manifestants devant le parlement

12/02/2012 11:11 EST | Actualisé 13/04/2012 05:12 EDT
ARIS MESSINIS / AFP

(Agence France-Presse)

ATHENES, 12 février 2012 (AFP) - Des milliers de manifestants affluaient dimanche après-midi dans le centre d'Athènes sur la place de Syntagma, à l'appel des syndicats et de l'opposition, pour dire non au nouveau plan d'austérité dont l'UE et le FMI ont exigé le vote par le parlement, a constaté l'AFP.

Moins d'une demi-heure après le début du rendez-vous, la police estimait les manifestants à quelque 6.500.

Les premiers manifestants, dont certains brandissaient des drapeaux grecs, se sont massés devant l'esplanade du soldat inconnu, en contrebas du parlement, dont un important cordon de forces anti-émeutes barrait l'accès.

La foule a ensuite été rapidement grossie par l'arrivée en bon ordre de milliers de sympathisants du Front syndical communiste Pame, qui s'étaient précédemment rassemblés plus loin.

"Oust", proclamait devant le parlement une banderole avec l'image d'un hélicoptère, évoquant la fuite du président argentin par les airs sous la pression de la rue lors de la cessation de paiement du pays en décembre 2001.

Les deux grandes centrales syndicales du pays, la GSEE pour le privé et l'Adedy pour le public, ainsi que la gauche radicale, ont appelé à cette manifestation à partir de 17H00 (15H00 GMT).

Quelque 3.000 policiers ont été déployés. Les rassemblements anti-austérité de ces dernières années ont souvent été émaillés d'affrontements violents entre des groupes de contestataires et la police.

Les organisateurs du rendez-vous entendent protester contre l'adoption prévue au parlement, lors d'un vote après minuit, d'un nouveau plan de redressement durcissant les mesures d'austérité déjà adoptées depuis deux ans. Il combine rigueur et dérégulation du marché du travail.

Le Premier ministre Lucas Papademos, dont le gouvernement de coalition socialiste-droite dispose en principe d'une confortable majorité parlementaire, a averti samedi que la Grèce, au bord de la faillite, jouerait sur ce vote sa survie financière et son maintien dans l'euro, pour empêcher le "chaos".