NOUVELLES

Primaires républicaines: Romney remporte une victoire serrée dans le Maine

11/02/2012 11:53 EST | Actualisé 12/04/2012 05:12 EDT

PORTLAND, États-Unis - Mitt Romney a remporté par une mince majorité les caucus de l'État du Maine, samedi, une victoire qui lui redonne un important élan après les défaites subies au Colorado, au Minnesota et au Missouri, mardi.

La nouvelle a été confirmée par le président du Parti républicain de l'État du Maine, Charlie Webster, en début de soirée.

L'ancien gouverneur du Massachusetts, vainqueur des caucus du Maine en 2008, a défait Ron Paul, le seul autre candidat républicain officiellement actif. Rick Santorum et Newt Gingrich n'ont pas activement participé au scrutin, lancé samedi dernier et qui a duré toute la semaine.

Après le dépouillement de 95 pour cent des votes exprimés, M. Romney avait recueilli l'appui de 2190 partisans républicains, une proportion de 39 pour cent, comparativement à 1996 pour M. Paul. MM. Santorum et Gingrich ont obtenu 989 et 349 votes, respectivement.

Certains secteurs de l'État du Maine n'ont toujours pas tenu leurs caucus, mais les responsables du parti ont fait savoir qu'ils n'envisageaient pas comptabiliser ces votes.

Mais compte tenu de la faible majorité de la victoire de M. Romney, cette décision pourrait faire l'objet de remises en question.

«Certains caucus ont choisi de ne pas participer à ce scrutin et se réuniront dans les jours suivant cette annonce. Leurs résultats ne seront pas inclus», a confirmé M. Webster.

L'État du Maine doit fournir 24 délégués à la convention nationale — dont 21 qui étaient à l'enjeu par le biais de ces caucus. Selon une analyse de l'Associated Press, M. Romney récoltera l'appui de 11 délégués comparativement à 10 pour M. Paul.

À l'échelle du pays, jusqu'à maintenant, M. Romney compte 123 délégués, M. Santorum, 72, M. Gingrich, 32, et M. Paul, 19. Un candidat doit amasser le soutien de 1144 délégués pour remporter l'investiture républicaine.

En tête des primaires au nombre de délégués remportés, M. Romney n'a pas réussi pour le moment à s'imposer comme le futur adversaire du sortant démocrate Barack Obama pour la présidentielle américaine de novembre prochain. Il doit notamment toujours convaincre l'aile la plus conservatrice de son parti.

Ce triomphe survient au lendemain d'un discours de Mitt Romney à Washington, dans lequel il s'est présenté avec insistance comme un «gouverneur républicain profondément conservateur».

«Mon chemin vers le conservatisme est venu de ma famille, de ma foi et de ce que j'ai fait dans ma vie», a lancé Mitt Romney.

Un discours destiné à prouver aux sceptiques de l'aile droite du parti que son bilan comme son parcours sont bien conservateurs. Mitt Romney doit gagner la confiance des militants qui constituent la base de l'électorat républicain et tiennent les rênes de la course des primaires. Or ces derniers lui reprochent ses précédents changements de position sur un certain nombre de sujets, et notamment d'avoir soutenu dans le passé le droit à l'avortement.

À l'inverse, ses principaux rivaux, Rick Santorum, l'ancien sénateur de Pennsylvanie, et Newt Gingricyh, l'ancien président de la Chambre des représentants, sont considérés comme davantage en phase avec les positions des plus conservateurs.

Cette semaine a vu Rick Santorum s'imposer dans le Minnesota, le Missouri le Colorado. Il a gagné dans quatre États au total, contre un seul pour M. Gingrich.

Mitt Romney espérait sortir renforcé des caucus du Maine, à l'approche du «Super Tuesday» du 6 mars prochain, un «super-mardi» qui verra 10 États se prononcer dans la course à l'investiture républicaine.

Les résultats du Maine devaient avoir d'autant plus d'écho qu'il n'y aura pas d'autres scrutins avant ceux de l'Arizona et du Michigan, le 28 février prochain.

PLUS:pc