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Les Maldives ne sont pas prêtes pour des élections, selon Robert Blake

11/02/2012 10:22 EST | Actualisé 12/04/2012 05:12 EDT

MALÉ, Maldives - Le secrétaire d'État adjoint des États-Unis, Robert Blake, a déclaré samedi que les Maldives n'étaient pas prêtes pour des élections, une option envisagée par certains afin de mettre fin à la crise politique qui ébranle le pays.

Le président de ce pays de l'océan Indien, Mohammed Waheed Hassan, a accepté le déclenchement d'une enquête indépendante à propos de son ascension au pouvoir. Il a dit s'être engagé auprès de M. Blake à cet effet, tandis que les questions à propos du transfert de pouvoir continuent.

L'ancien président Mohamed Nasheed a démissionné mardi après que la police et l'armée eurent joint le mouvement de contestation qui ébranlait depuis des mois son gouvernement, blâmé pour l'augmentation du coût de la vie et ses politiques jugées trop progressistes par ses détracteurs. Il a été remplacé par M. Hassan, son vice-président.

Le lendemain, M. Nasheed a déclaré qu'il avait été forcé de quitter son poste à la pointe du fusil. Un mandat d'arrêt contre lui a été émis. Le nouveau gouvernement réfute ces allusions à un coup d'état et continue d'affirmer que M. Nasheed a quitté ses fonctions volontairement. Il n'a entrepris aucune mesure pour l'arrêter.

M. Hassan a soutenu qu'il n'avait pas comploté pour prendre le pouvoir et a appelé à la formation d'un gouvernement de coalition afin d'aider le pays à se remettre des récents événements et à se préparer pour les élections prévues l'an prochain. Il a déclaré samedi qu'une «élection éclair» n'était pas nécessaire, que «le pays était profondément divisé et que la scène politique était instable».

M. Blake a repris la position de M. Hassan au sujet des élections et a exhorté le parti politique de M. Nasheed, le Parti démocrate des Maldives, à se joindre à la coalition proposée.

«Des membres de la société civile m'ont dit que le pays n'était pas prêt pour des élections dans un avenir proche parce que la police, la commission des élections et le système judiciaire ne sont pas assez préparés pour garantir des élections libres et justes», a déclaré M. Blake, avant de les presser à former une vaste coalition qui permettra une réforme des institutions.

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