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La biodiversité des océans est une responsabilité partagée selon un professeur

11/02/2012 11:21 EST | Actualisé 12/04/2012 05:12 EDT

ILES-DE-LA-MADELEINE, Qc - Un scientifique de l'Institut des sciences de la mer (ISMER) se dit déçu du rapport de la Société royale du Canada sur le maintien de la biodiversité des océans.

Les sept recommandations qui figurent dans le document ne visent que le ministère des Pêches et des Océans, dont ils critiquent la gestion des pêches commerciales et de l'aquaculture.

Le professeur-chercheur Philippe Archambault juge que la responsabilité de veiller au maintien de la biodiversité concerne le Canada dans son ensemble, de par ses engagements envers la Convention de 1992 des Nations Unies sur la diversité biologique.

À son avis, la question dépasse largement la responsabilité du seul ministère fédéral des pêches.

Le professeur-chercheur de l'ISMER relève également que le rapport ne semble viser que les poissons, qui comptent pour moins d'un pour cent de la biodiversité des océans canadiens. Il considère qu'il s'agit davantage d'un état des pêcheries et non d'un rapport sur la biodiversité.

M. Archambault reproche aussi à la Société royale du Canada de dresser un bilan négatif et incomplet de l'aquaculture.

Principalement axé sur l'élevage des poissons, il ne documente pas la culture de bivalves, comme celle des moules bleues des Îles, par exemple. Selon le Rencensement mondial de la vie marine initié en 2000, et auquel a participé M. Archambault, plus de 16 000 espèces différentes ont été répertoriées à ce jour dans les trois océans canadiens.

La présence de cinq nouvelles espèces, jusque-là inconnues sur la planète, a été confirmée l'été dernier dans l'Océan Arctique.

(Collaboration de Hélène Fauteux, CFIM)

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