NOUVELLES

Grand banditisme: mise en examen de dix hommes pour racket de discothèques aixoises

11/02/2012 03:43 EST | Actualisé 11/04/2012 05:12 EDT

Dix personnes sur la trentaine de suspects qui avaient été interpellées mardi matin à Marseille, dans la région aixoise et en Corse dans le cadre d'un vaste réseau de racket des discothèques et restaurants aixois ont été mises en examen dans la nuit de vendredi à samedi.

Elles ont été présentées aux juges d'instruction Christophe Perruaux et Claude Choquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Les principaux animateurs présumés du réseau ont été écroués au terme de leur comparution devant le juge des libertés et de la détention.

Les chefs de mise en examen retenus sont les infractions d'"extorsion en bande organisée, association de malfaiteurs en vue du crime d'extorsion en bande organisée, non-justification de ressources aggravée en lien avec le délit d'association de malfaiteurs et les crimes d'extorsions en bande organisée", a précisé le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, dans un communiqué. La peine maximale encourue est de 20 ans de réclusion criminelle et 150.000 euros d'amende.

Les enquêteurs de la police judiciaire de Marseille et de l'Office central de répression contre la grande délinquance financière (OCRGDF) ont établi que les principaux suspects faisaient partie de l'entourage proche d'Ange-Toussaint Federici, dit "Santu", leader de la bande dite des bergers braqueurs de Venzolasca (Haute-Corse), condamné à 28 ans de réclusion criminelle pour la tuerie du "Bar des Marronniers" en avril 2006 à Marseille. Avec ses soutiens, il dirigeait un racket qui avait ciblé sept discothèques d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et plusieurs restaurants de la région aixoise.

L'équipe de Federici aurait profité de la mise à l'écart provisoire de Jacques Mariani, un concurrent de la bande bastiaise de "La Brise de Mer", pour prélever sa dîme sur les recettes de ces établissements très prisés.

Cette opération, qui a mobilisé 150 policiers, dont 50 venus spécialement de Paris, a été effectuée sur commission rogatoire du juge Perruaux, qui surveillait depuis de longs mois les agissements et les mouvements financiers de l'entourage de Federici.

Le patrimoine des mis en cause a été passé au crible, des armes ont été saisies, ainsi que d'importantes sommes d'argent en liquide. Un proche du caïd du quartier marseillais du Panier, Rolland Gaben, assassiné en juillet dernier, a lui aussi été mis en examen. La plupart des gérants d'établissements ont été remis en liberté. Ils pourraient être convoqués ultérieurement pour être mis en examen pour "abus de biens sociaux, blanchiment et recel". AP

xnis/ll

PLUS:pc