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SNC-Lavalin: un ancien cadre attaquera la firme d'ingénierie en justice

10/02/2012 07:52 EST | Actualisé 11/04/2012 05:12 EDT
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MONTRÉAL - Un ancien cadre de SNC-Lavalin, dont le départ a été annoncé jeudi par la firme d'ingénierie montréalaise, déposera une poursuite contre son ancien employeur.

Riadh Ben Aissa a plaidé vendredi que SNC-Lavalin a utilisé une «formulation tendancieuse» et des «insinuations trompeuses» dans ses communications laissant croire qu'elle l'avait renvoyé. Il assure avoir démissionné de son poste de vice-président directeur au sein de l'entreprise.

Il a travaillé 26 ans pour SNC-Lavalin.

M. Ben Aissa et l'autre cadre qui s'est séparé de la firme jeudi, Stéphane Roy, étaient impliqués dans une vive controverse depuis plusieurs semaines. Au centre de l'affaire, les liens de SNC-Lavalin avec le régime dictatorial de Mouammar Kadhafi en Libye et avec la famille Ben Ali en Tunisie.

SNC-Lavalin a passé plus d'une décennie en Libye pour la construction d'un nouvel aéroport, d'une prison et de conduites d'eau, projets totalisant des milliards de dollars.

Tard jeudi soir, la firme québécoise a émis un communiqué annonçant le départ de ces deux cadres et admettant que la conduite de certains employés avait «alimenté l'opinion publique». SNC-Lavalin a aussi réitéré que tous ses employés devaient respecter son Code de déontologie.

«En fin de soirée jeudi, SNC-Lavalin émettait un communiqué dont la formulation tendancieuse laissait croire que Riadh Ben Aissa aurait été congédié pour cause de non-respect du code de déontologie de l’entreprise», indique le communiqué de presse émis au nom de Riadh Ben Aissa. «Or, la vérité est toute autre. Il s’avère que la direction de SNC-Lavalin a plutôt accepté la démission de M. Ben Aissa.»