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Les forces armées égyptiennes affirment que certains conspirent contre le pays

10/02/2012 05:39 EST | Actualisé 11/04/2012 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - En Égypte, les dirigeants militaires ont averti vendredi que le pays fait face à la menace d'une conspiration qui risque de propager le chaos, dans une tentative pour décourager les activistes qui comptent souligner le premier anniversaire de la chute d'Hosni Moubarak en organisant des manifestations contre le pouvoir militaire.

La déclaration du conseil de généraux qui occupent le pouvoir depuis le départ de M. Moubarak, le 11 février 2011, est survenue la vieille d'une grève générale planifiée pour forcer les militaires à quitter le pouvoir.

Les manifestants critiquent durement la transition démocratique menée par l'armée, l'accusant de tenter de protéger son pouvoir et de commettre des violations des droits humains qui s'apparentent à celles vécues pendant le règne de M. Moubarak.

Des milliers de manifestants se sont rassemblés devant le bureau du ministère de la Défense vendredi au Caire pour demander le transfert immédiat du pouvoir vers une autorité civile.

Dans une déclaration lue vendredi sur les ondes de la télévision d'État, le Conseil suprême des forces armées affirme qu'il ne cédera pas à la pression et n'accélérera pas la transition. Le message laisse aussi entendre que l'Égypte fait face à de nouvelles menaces, en vertu desquelles certains souhaiteraient nuire aux institutions du pays et entraîner le chaos.

Les généraux précisent aussi qu'ils entendent toujours respecter leur engagement à tranférer le pouvoir à un président élu d'ici le 30 juin.

Le cabinet et les généraux se sont montrés critiques des appels à la grève samedi, affirmant qu'il s'agissait d'un autre exemple de tentative étrangère pour affaiblir l'Égypte. Sur sa page Facebook, le Conseil suprême a accusé les États-Unis d'utiliser les institutions locales en prévision de la grève.

Il n'était pas clair, vendredi, combien de personnes comptaient se joindre à la grève, qui a été condamnée par les Frères musulmans comme étant nuisible à l'économie chancelante du pays.

De plus, vendredi, les responsables de l'aéroport du Caire ont empêché une citoyenne britannique de quitter le territoire en raison de son implication dans une enquête criminelle concernant les organisations étrangères.

L'enquête a provoqué la dispute la plus sérieuse depuis des années entre l'Égypte et les États-Unis. Les autorités américaines ont averti que l'opération contre les organisations non gouvernementales pourrait bloquer le versement de 1,5 milliard $ US en aide financière versée chaque année par les États-Unis.

La femme joint une liste de 10 citoyens étrangers, incluant six Américains, qui se sont vus imposer l'interdiction de voyager pendant l'enquête.

Des juges égyptiens ont requis un procès contre 43 personnes, les accusant d'avoir illégalement utilisé des fonds provenant de l'étranger pour fomenter un soulèvement dans le pays. Seize suspects sont américains, les autres étant égyptiens ou européens.

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