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Investiture républicaine: Santorum lance une pique peu conventionnelle à Romney

10/02/2012 04:55 EST | Actualisé 11/04/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Les rivaux de la course à l'investiture républicaine américaine ont envoyé des messages fort différents aux conservateurs, vendredi, Mitt Romney affirmant avoir prouvé son ardeur en tant que gouverneur du Massachusetts, tandis que Rick Santorum a déclaré que M. Romney était si modéré que l'élire tiendrait d'une «victoire vide».

Leur discours tenus à la Conservative Political Action Conference (CPAC) surviennent alors que M. Santorum tente de convertir sa victoire surprise lors de caucus, cette semaine, en une campagne musclée. M. Romney, de son côté, essaie de convaincre les conservateurs qu'il ne les décevra pas.

La pique de M. Santorum était inusitée, et sans doute un peu risquée. Faisant face à des républicains qui veulent désespérément remplacer le président Barack Obama, M. Santorum estime qu'il est encore plus essentiel d'installer un croisé conservateur à la Maison-Blanche.

Si les électeurs voient son message comme une indication qu'il est plus important d'être idéologiquement pur plutôt que de battre M. Obama, Rick Santorum pourrait devoir s'expliquer plus avant au cours des prochains jours.

Mitt Romney, s'exprimant quelques heures plus tard, a affirmé que son bilan de quatre ans au Massachusetts a prouvé qu'il s'était battu pour les valeurs conservatrices, même dans les périodes plus difficiles. Dérogeant brièvement de son texte, il s'est qualifié de «profondément conservateur».

Le candidat mormon a toutefois passé sous silence certains détails de son administration qui troublent les groupes de droite, notamment l'obligation pour les résidants de l'État de souscrire à une assurance-maladie.

Sans mentionner le nom de son adversaire, M. Santorum a laissé entendre que le bilan de l'ancien gouverneur en matière de santé le rendrait incapable de s'inscrire en faux contre le président Obama. Il a ajouté que M. Romney avait créé «le fils adoptif d'Obamacare».

Toujours selon M. Santorum, le projet de loi sur la santé adopté par la présidence en 2010 «détruira la liberté économique». Le candidat a d'ailleurs appelé les républicains à ne pas nommer «quelqu'un qui laisserait tout simplement tomber cette question à l'automne».

M. Romney n'a pas non plus nommé ses rivaux. Le leadership présidentiel «n'est pas à propos de faire accepter un projet de loi au sein d'un sous-comité ou de prononcer un discours», a-t-il dit. «Je suis le seul candidat dans cette course, républicain ou démocrate, qui n'a jamais travaillé une journée à Washington.»

Newt Gingrich devait s'exprimer devant la CPAC plus tard vendredi. Ron Paul, le quatrième candidat dans la course, n'est pas inscrit au programme.

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