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Hausse des droits de scolarité : les étudiants maintiennent la pression sur Québec

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Une pancarte brandie par des étudiants lors de la manifestation à Victoriaville. (Radio-Canada.ca)
Une pancarte brandie par des étudiants lors de la manifestation à Victoriaville. (Radio-Canada.ca)

(Radio-Canada.ca)

Des étudiants de de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) profitent du caucus du Parti libéral du Québec, jeudi, à Victoriaville, pour dénoncer une fois de plus la hausse prévue de 1625 $ des droits de scolarité sur 5 ans.

Environ 200 étudiants sont rassemblés devant le Centre des congrès où se tient le caucus libéral, brandissant leurs pancartes et faisant sonner leurs trompettes, en espérant se faire entendre par les ministres libéraux.

Les étudiants estiment que la hausse prévue des droits de scolarité ne fait qu'aggraver l'endettement des étudiants et des jeunes familles. Selon eux, seulement 33 % des étudiants qui ont recours à de l'aide financière en reçoivent sous forme de bourses, tandis que le 66 % restant doit avoir recours à des prêts de plus en plus longs à rembourser.

Mouvement de grève dans l'air

Ce rassemblement se tient au moment où des associations étudiantes regroupées sous la bannière d'un autre mouvement, la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), semblent sur le point de déclencher une grève générale illimitée pour forcer le gouvernement Charest à reculer.

Les associations membres de la CLASSE prévoient mettre leur menace à exécution dès que 7 associations étudiantes regroupant 20 000 personnes et réparties sur au moins trois campus auront obtenu un mandat de grève générale illimitée.

À l'heure actuelle, 17 associations réparties sur cinq campus ont voté en faveur d'un débrayage, mais elles ne représentent que 19 781 étudiants, selon le site Internet de la coalition étudiante.

De nombreux votes de grèves sont cependant prévus au cours des prochains jours et il semble inévitable que le seuil des 20 000 grévistes sera franchi d'un jour à l'autre.

Jeudi, l'Association des étudiants en géographie de l'Université de Montréal (250 membres), l'Association du baccalauréat en études internationales et en langues modernes de l'Université Laval (310 membres) et l'Association étudiante d'histoire de l'art de l'Université de Montréal (150 membres) se prononceront sur l'opportunité de débrayer.

L'Association Générale Étudiante du Cégep du Vieux-Montréal, qui compte à elle seule 6900 membres, et l'Association étudiante du Cégep Saint-Laurent, qui en regroupe 3500, feront de même la semaine prochaine.

Lors d'un congrès général tenu fin janvier, la FECQ et la FEUQ n'ont pas écarté la possibilité de déclencher une grève générale à leur tour d'ici la fin de la session si le gouvernement Charest maintient la hausse prévue des droits de scolarité.

Elles ont convenu entre-temps que chaque association fera une action d'éclat visant directement les libéraux de Jean Charest chaque semaine et ont prévenu que le gouvernement « devra s'attendre à passer une très mauvaise St-Valentin lors de la rentrée parlementaire le 14 février ».

La FECQ et la FEUQ organisent en outre une manifestation nationale le 22 mars à Montréal. Elles espèrent mobiliser une foule encore plus nombreuse que le 10 novembre dernier, où environ 30 000 étudiants s'étaient rassemblés pour dénoncer la hausse des droits de scolarité.

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