Stephen Harper entame mardi un séjour officiel de quatre jours en Chine

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Stephen Harper joue aux échecs chinois sous le regard de sa femme Laureen (PC/Adrian Wyld) | CP

PÉKIN, Chine - Pour sa première journée en Chine, le premier ministre Stephen Harper a procédé à l'ouverture d'un nouveau bureau touristique à Pékin.

Il a profité de l'ouverture du nouveau centre de la Commission canadienne du tourisme pour lancer la campagne de marketing touristique de 2012, qui présentera, notamment, le centième anniversaire du Stampede de Calgary comme une raison additionnelle de visiter le Canada.

M. Harper a ainsi entamé une visite de quatre jours en sol chinois, dont l'objectif est de resserrer les liens entre les deux pays.

Ce voyage survient alors que le Canada veut prouver qu'il a la capacité de combler l'immense appétit de la Chine pour le pétrole — une faim qui s'est traduite par des milliards de dollars investis au Canada grâce à des investisseurs chinois depuis 2009.

L'une des routes vers cette collaboration est l'oléoduc Northern Gateway, qui pourrait transporter le pétrole de l'Alberta vers des ports de la Colombie-Britannique, pour ensuite être mené par bateau jusqu'en Chine. Toutefois, les audiences portant sur le projet de pipeline ne font que commencer.

Même si des responsables de sociétés pétrolières et gazières accompagnent M. Harper au cours de son voyage, ce sont plutôt d'autres secteurs d'activités prêts à conquérir la Chine qui constitueront le point focal de son périple.

M. Harper est arrivé en Chine tôt mardi pour sa deuxième visite dans ce pays depuis 2009.

Le premier ministre espère que la relation entre les deux pays se développera davantage grâce à une série d'évènements mettant en vedette des individus et des produits, et à la signature de nouvelles ententes.

L'accord sur la protection des investissements étrangers, qui est en négociation depuis près de 20 ans, est parmi les ententes au bas desquelles M. Harper aimerait apposer sa signature. Les groupes d'affaires souhaitent qu'elle soit conclue afin de rendre les investisseurs plus confiants, des deux côtés du Pacifique.

La taille de la délégation démontre bien l'importance accordée à la mission chinoise par le gouvernement conservateur. Cinq ministres, six députés conservateurs et 40 personnes issues du monde des affaires ou communautaire, dont cinq cadres supérieurs des secteurs de l'énergie ou de l'agriculture, sont du voyage.

Parmi plusieurs évènements, notons que M. Harper rencontrera le président chinois Hu Jintao.

La liste des personnes que rencontrera le premier ministre pendant les quatre jours révèle encore le désir de M. Harper d'établir une stratégie à long terme avec le géant asiatique; il rencontrera autant des dirigeants établis que des personnalités émergentes susceptibles d'atteindre les hautes sphères du pouvoir.

Mais alors que la visite doit stimuler les relations entre le Canada et la Chine, la situation en Syrie pourrait teinter les discussions.

M. Harper devrait soulever la question du veto chinois contre une résolution de l'ONU qui visait à obliger le président Bachar al-Assad à quitter le pouvoir.

De plus, M. Harper devra encore marcher sur des oeufs s'il aborde l'état des droits humains en Chine. L'ambassadeur chinois au Canada a fait comprendre, avant le déplacement du premier ministre, que celui-ci devrait se retenir d'émettre trop de critiques.

«Le Canada et la Chine sont différents en terme d'histoire, de culture, de systèmes sociaux et de développement», a écrit Zhang Junsai dans une lettre à La Presse Canadienne. «Plutôt que ces différences ne soient des barrières, elles devraient mener à une plus grande compréhension.»

Un éditorial publié dans un quotidien national chinois décrivait la visite de M. Harper comme un évènement important pour les relations bilatérales, ajoutant que le Canada et la Chine peuvent devenir des modèles pour la collaboration entre deux pays dont le système social et les modes de développement sont différents.

Un récent sondage de la Fondation Asie Pacifique révélait que les gens entretenant des liens d'affaires avec l'Asie estimaient que la promotion des relations économiques constituait la meilleure façon d'améliorer le respect des droits humains dans la région.

Plus tot mardi, le premier ministre Harper avait annoncé que l'animateur d'origine ontarienne Mark Rowswell devenait ambassadeur de bonne volonté en Chine.

M. Rowswell, connu en Chine depuis une vingtaine d'années sous le nom de Dashan, a représenté le Canada à titre d'attaché de l'équipe canadienne aux Jeux olympiques de 2008. Ce membre de l'Ordre du Canada a aussi été commissaire général du Canada à l'Exposition universelle 2010 de Shanghai.

Les ambassadeurs de bonne volonté sont considérés comme étant des personnalités célèbres qui mettent leur renommée et leur charisme au service de certains idéaux.

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