Bombardier nie prévoir une vente partielle de l'aéronautique à la Chine

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BOMBARDIER CHINE AERONAUTIQUE
La compagnie de Montréal dit ne pas prévoir une vente partielle de sa division aéronautique à la Chine. (Photo Archives) | AFP/Getty Images

MONTRÉAL - Bombardier a réfuté mardi des informations émanant de médias en Allemagne, selon lesquelles la compagnie établie à Montréal prévoirait une vente partielle de sa division aéronautique à la Chine.

La porte-parole Haley Dunne a nié catégoriquement qu'un projet de vente fasse partie des négociations avec la Chine, à la suite de l'accord cadre signé en mars.

Le journal économique allemand Handelsblatt a laissé entendre que Bombardier étudiait une possible vente au fabricant chinois Comac, qui prévoit construire un avion de 168 à 190 sièges.

Haley Dunne a affirmé que les discussions étaient limitées aux synergies entre ses appareils CSeries de 110 à 149 sièges et le C919 en termes de fournisseurs, de marketing et de potentiel de ventes.

La porte-parole a fait état, lors d'un entretien, de progrès significatifs dans les discussions, tout en admettant ne pas pouvoir donner d'échéancier.

Les transporteurs préfèrent compter sur une flotte d'appareils qui partagent des pièces communes et d'autres éléments afin de faire des économies d'échelle en réduisant les coûts de réparation, de formation et d'exploitation.

Airbus et Boeing ne se gênent d'ailleurs pas pour vanter les économies d'échelle qu'ils réalisent avec des flottes composées d'appareils du même constructeur. Ils recourent notamment à cet argument pour convaincre les transporteurs de ne pas choisir la CSeries de Bombardier.

Michael Willemse, de CIBC Marchés mondiaux, a affirmé que l'idée d'une vente partielle circule depuis que Bombardier a établi une stratégie de relations d'affaires avec Comac.

L'analyste a dit croire qu'une vente partielle — par exemple, de 50 pour cent des actifs — pourrait représenter pour Bombardier une tentative de s'emparer d'une portion significative du marché potentiel de l'aéronautique en Chine.

Jusqu'à maintenant, Bombardier n'a reçu aucune commande pour sa CSeries en Asie.

M. Willemse a souligné que la division aéronautique de la compagnie montréalaise comptait une valeur stratégique, même si ses profits sont faibles.

Ses ventes seront d'environ 1,5 milliard $ US en 2012, suggérant une valeur entre 1,6 milliard $ US et 2,4 milliards $ US — ou entre 90 cents et 1,40 $ par action.

À la Bourse de Toronto, l'action de Bombardier (TSX:BBD.B) a gagné mardi 9 cents pour clôturer à 4,75 $.

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