Arcand et Cronenberg: des films parmi les plus lucratifs à l'étranger

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ARCAND CRONENBERG FILMS LUCRATIFS
Denys Arcand et David Cronenberg font des films lucratifs. | Getty Images

MONTRÉAL - Deux films de Denys Arcand et de David Cronenberg font partie du palmarès des 10 films financés par Téléfilm Canada qui ont généré le plus de recettes à l'international au cours de la dernière décennie.

C'est le long métrage «Promesses de l'ombre» (2007), de David Cronenberg, qui se retrouve en première position. Il est suivi de «L'aveuglement» (Fernando Meirelles, 2008) et de «L'imaginarium du docteur Parnassus» (Terry Gilliam, 2009).

Denys Arcand occupe la quatrième position avec sa plus récente oeuvre, «L’Âge des ténèbres» (2007). Un autre de ses films — «Les invasions barbares», lauréat de l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2004 — hérite de la neuvième position.

Parmi les oeuvres qui se sont hissées dans le palmarès des dix films les plus lucratifs, seul celui d'Atom Egoyan («Ararat») n'est pas le fruit d'une coproduction.

Ces 10 longs métrages ont engrangé des recettes cumulatives de 140 millions $ à l'étranger. À eux seuls, ils représentent environ les deux tiers des ventes totales à l'international. Enregistrées pour tous les films financés par le Fonds du long métrage du Canada (FLMC) depuis 2001, celles-ci s'élèvent à 209,9 millions de dollars, selon Téléfilm Canada.

C'est la première fois que l'organisme pancanadien publie de telles informations, lui qui s'est doté cette année d'un nouvel indice de réussite visant à évaluer avec plus de pertinence la performance des longs métrages qu'il finance.

Auparavant, une importance démesurée était accordée aux recettes au pays des films canadiens, a exposé le responsable des communications de Téléfilm Canada, Douglas Chow, en entrevue avec La Presse Canadienne.

«Parfois, les Canadiens pensent que les films canadiens sont vus seulement ici. Mais non, on a des films qui sont vendus à des dizaines de pays à travers le monde et qui font beaucoup d'argent en termes de vente à l'international. On voulait mettre en lumière cet aspect-là», a-t-il affirmé.

Téléfilm Canada a dévoilé cette liste lundi, à l'aube du European Film Market, qui se déroule en parallèle à la Berlinale. Cette année, 19 films canadiens seront présentés dans la capitale allemande entre les 9 et 19 février, dont «Rebelle», du cinéaste Kim Nguyen.

Le document tombe pile pour les représentants de Perspective Canada qui prendront part à l'événement afin d'accroître la mise en marché internationale des films d'ici.

«Au festival de Berlin, il y a une partie pour le public, mais il y a aussi une partie 'business'. Comme on le fait à Cannes, on organise des visionnements pour les acheteurs de films étrangers», a signalé M. Chow.

Les films dont les droits ont été vendus dans de nombreux pays contribuent d'ailleurs évidemment au rayonnement du cinéma canadien, comme le souligne Téléfilm Canada dans le communiqué de presse qu'il a transmis lundi afin de lever le voile sur les ventes internationales des films canadiens.

Plusieurs films canadiens ont été vendus dans plus d’une centaine de pays, dont «Cairo Time», de Ruba Nadda (182 pays), «Incendies», de Denis Villeneuve (170 pays), «The Bang Bang Club», de Steven Silver (160 pays) et «Starbuck», de Ken Scott (101 pays), selon les données de Téléfilm Canada.

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